1000 emplois seront supprimés à l'usine Renault de Sandouville © TF1/LCILe mouvement de grève auquel appelle la CGT jeudi chez Renault, contre les 4000 suppressions d'emplois prévues en France par le constructeur automobile, se traduira par des débrayages et des rassemblements des salariés devant les usines.
Jeudi matin, sur France Inter, La ministre de l'Economie et de l'Emploi Christine Lagarde a affirmé qu'elle serait "extrêmement attentive" à la mise en oeuvre du plan de "départs volontaires" annoncé par le groupe automobile, dont l'Etat est toujours actionnaire.
Ces rassemblements se tiendront au moment où seront annoncés par la direction, devant les comités d'établissement, le nombre pour chaque site de départs volontaires envisagés. La CGT a appelé mardi les salariés de Renault s.a.s. (maison-mère) à faire grève jeudi contre le plan de 3000 départs volontaires annoncé par la direction et le millier de suppressions d'emplois supplémentaires prévu à Sandouville (Seine-Maritime).
Grève "à l'échelle européenne" ?
L'objectif de cette journée de grève au niveau national est de "réunir des assemblées de personnel les plus larges possibles, pour leur faire connaître le contenu du plan de Carlos Ghosn, le PDG du groupe et de voir avec eux ce qu'ils veulent faire. La CGT ne fera rien sans le personnel", a déclaré un délégué syndical central CGT de Renault. "Au moins dans deux établissements, et pas des moindres, le Technocentre de Guyancourt et Flins (tous deux dans les Yvelines), Sud et la CFDT acceptent d'appeler avec la CGT à des débrayages".
Concernant les 2000 suppressions de postes supplémentaires en Europe qui seront annoncées courant septembre, la CGT verra "à ce moment là s'il est opportun d'organiser quelque chose avec des syndicats à l'échelle européenne", a souligné le délégué syndical.
(D'après agence)
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