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Le mouvement social modérément suivi

le 11 septembre 2008 à 13h10, mis à jour le 11 septembre 2008 à 13:19

Le mouvement de grève contre les 4000 suppressions d'emplois a débuté jeudi avec des débrayages et des rassemblements devant les usines.

1000 emplois seront supprimés à l'usine Renault de Sandouville 1000 emplois seront supprimés à l'usine Renault de Sandouville © TF1/LCI

Renault faisait face jeudi à un mouvement de grève national sous forme de débrayages de quelques heures dans certaines usines, dans le cadre d'un appel à la grève lancé par la CGT contre le projet de suppression de 4000 emplois en France présenté mardi par la direction.
 
Sur le site de Douai (Nord), qui emploie environ 5600 personnes, dont 1522 potentiellement concernés par le plan de départs volontaires selon la CGT et la direction, l'appel à la grève semblait toutefois peu suivi jeudi matin. La CGT se refusait à faire de bilan avant la fin de journée, et la direction évoquait "une vingtaine" de grévistes et "aucun impact" sur la production du site. Comme dans tous les sites de Renault s.a.s. (maison-mère) un comité d'établissement s'est tenu dans la matinée. L'usine Renault de Cléon (Seine-Maritime), près de Rouen, a elle été affectée par un arrêt de travail de deux heures.

Débrayage au technocentre

Selon la CGT, il a été suivi dans cette usine de 4500 salariés par 20% du personnel des équipes du matin et de la journée, qui étaient appelées à cesser le travail de 9 à 11 heures. Selon la direction du groupe à Boulogne-Billancourt, le taux de grévistes à Cléon s'élevait à "9,6% sur l'équipe du matin". Selon cette même source, qui a donné des précisions uniquement sur "les équipes du matin", à Sandouville (Seine-Maritime), le mouvement était suivi par 6,3% des salariés, au Mans (Sarthe) par 6,2%, à Flins (Yvelines) par 1,6%, à Rueil-Lardy (Hauts-de-Seine) par 4%, et par 2% des salariés à Grand-Couronne (Seine-Maritime). Au Technocentre de Guyancourt (Yvelines) et Aubevoye (Eure), le taux de grévistes était selon la direction de 4,7%.
 
Sans chiffrer le nombre de sites touchés par les débrayages, la direction du groupe a souligné que "cela n'affectait pas l'ensemble des sites de Renault". Un responsable de la CGT de Renault, s'est dit "plutôt satisfait de la mobilisation", saluant les débrayages de "400 personnes à l'usine de Cléon sur environ 1000 salariés, et de près de 500 à Sandouville (Seine-Maritime) sur 800 personnes". Au Technocentre de Guyancourt (Yvelines), un délégué syndical CGT a affirmé que 800 personnes s'étaient réunies devant le centre jeudi matin, provoquant selon lui une "interruption du comité d'établissement pendant une heure".
 
Les rassemblements se sont tenus au moment où était annoncé par la direction, devant les comités d'établissement, le nombre de départs volontaires envisagés pour chaque site. La CGT avait appelé mardi les salariés de Renault s.a.s. (maison-mère) à faire grève jeudi contre le plan de 3000 départs volontaires annoncé par la direction et le millier de suppressions d'emplois supplémentaires prévu à Sandouville (Seine-Maritime).

(D'après agence)

le 11 septembre 2008 à 13:10
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