Les restaurateurs changent de chef et rêvent toujours de TVA

Par D'après agences, le 15 septembre 2008 à 10h45 , mis à jour le 15 septembre 2008 à 11h56

L'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie choisit son nouveau président en remplacement d'André Daguin qui n'aura pas décroché la TVA à 5,5%.

André Daguin Umih restaurationAndré Daguin, Prédident de l'Umih restauration

En dix ans et malgré des promesses répétées, il n'aura pas réussi à faire passer ce qui est devenu l'idée fixe des restaurateurs français : la TVA à 5,5% L'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih), principale organisation patronale du secteur, choisira lundi son nouveau président en remplacement d'André Daguin qui passe la main après une décennie à la tête du syndicat.
 
Trois candidats briguent la présidence de cette organisation qui fédère 80.000 entreprises (cafés, hôtels, restaurants, discothèques). Pour la première fois deux femmes sont en lice: Geneviève Roy, hôtelière à Paris et Christine Pujol, hôtelière à Carcassonne. L'actuel vice-président de l'Umih, Francis Attrazic, sollicite également le mandat.
 
Les promesses de Chirac et Sarkozy
 
André Daguin, deux fois étoilé au Michelin, ne souhaitait pas se représenter. "J'avais dis que je consacrerai dix ans de ma vie au syndicat. Cela fait dix ans. Ca suffit", a-t-il déclaré. Il a expliqué avoir donné son avis, comme "il est de tradition" pour un président sortant et estimé que "le profil le plus adapté" était celui de Geneviève Roy.
 
L'élection aura lieu lors d'une assemblée générale du syndicat à Paris. Les candidats se présentent pour un mandat de quatre ans en même temps qu'un colistier pour la vice-présidence. En tête de leur programme, les candidats réclament toujours la baisse de la TVA à 5,5% (contre 19,6%), une evendication ancienne de la profession, dont André Daguin avait fait son cheval de bataille.
 
Malgré la promesse en 2002 du président Jacques Chirac, réitérée par Nicolas Sarkozy, la profession n'a toujours pas obtenu gain de cause, alors que la France tente de convaincre les autres pays européens. Parmi les préoccupations de la profession figure également le déficit de main d'oeuvre estimé à près de 50.000 postes par an. Le secteur génère un chiffre d'affaires annuel de 60 milliards d'euros. Avec  850.000 personnes (dont 610.000 salariés et 240.000 saisonniers) l'hôtellerie-restauration est le 4ème employeur français, selon le syndicat.

Les 5,5% bloquent toujours

Les Européens se sont à nouveau affrontés samedi sur une éventuelle extension des taux réduits de TVA, un sujet qui divise notamment les Allemands, hostiles, et les Français, qui voudraient les appliquer à la restauration. Un débat sur ce sujet entre les ministres des Finances de l'UE, réunis à Nice, dans le sud de la France, a tourné à nouveau au "dialogue de sourds", selon un participant à la réunion. "Il était évident que sont apparues deux façons de penser au sein des Etats membres", a expliqué le commissaire européen à la Fiscalité, Laszlo Kovacs, lors d'une conférence de presse à l'issue de la réunion.
 
Se sont opposés les Etats donnant "la préférence à l'équilibre budgétaire", comme l'Allemagne, et ceux qui mettent plutôt l'accent sur d'autres considérations, "comme l'emploi", ou des considérations "sociales, environnementales ou culturelles", a-t-il ajouté. L'Allemagne s'est à nouveau opposée fermement à toute extension de la liste des produits et services auxquels les Etats peuvent appliquer des taux réduits de TVA, une mesure proposée en juillet par la Commission européenne

Par D'après agences le 15 septembre 2008 à 10:45
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