Image d'archives © Sxc ForwardcomCertains postes à "forte responsabilité" du service public vont bientôt être rémunérés en partie par des primes au mérite, écrit vendredi Le Figaro. Le décret, qui paraîtra en novembre, selon le journal, va concerner environ 198.200 fonctionnaires qui appartiennent notamment à la "filière administrative", c'est-à-dire intendants d'établissements scolaires, juristes dans des ministères, responsables de ressources humaines en préfecture. Au maximum, cette prime de fonctions et de résultats (PFR) pourrait atteindre 14.4000 euros. Elle devrait remplacer "le fouillis d'indemnités et autres bonifications", précise le quotidien.
"La partie résultats (40%) sera purement individuelle et véritablement variable à l'issue d'un entretien annuel d'évaluation", selon le journal. Les premiers à inaugurer les PFR seront les attachés et attachés principaux, c'est à dire les 21.600 cadres de la filières administrative (catégorie A, recrutés à bac+3 et le plus souvent à bac+5).
Selon Le Figaro, le décret précise que tous les attachés auront obligatoirement basculé le 1er janvier 2012 au plus tard. Affaires étrangères, agriculture, environnement, éducation et conseil d'Etat sont parmi les premiers à être concerné par cette PFR, alors qu'il n'existe aucun délai précis pour le reste des filières. Opposés, les syndicats de fonctionnaires, à qui le dispositif a été présenté il y a une douzaine de jours, ont obtenu l'assurance que la première année aucun agent de la fonction publique ne verrait sa rémunération totale baisser.
D'après agence
| Les syndicats protestent |
Pour la FSU, qui demande le retrait du projet de décret, "la rémunération en fonction des résultats est source d'effets pervers, contradictoires avec les exigences d'une administration au service de l'intérêt général. La première difficulté est celle de l'évaluation du travail et de ses critères. Le projet de décret la renvoie à la conviction du supérieur hiérarchique. Ce n'est pas ainsi qu'elle pourra être objectivée et incontestable". De plus, "la logique du mérite individuel oppose les personnels entre eux, censés se partager une enveloppe financière pré-établie, quand il conviendrait de développer le travail en équipe". Un avis partagé par le Snui, qui juge qu'une "rémunération au mérite serait dangereuse et injuste", car elle "reviendrait à rémunérer des missions sensibles au rendement, privilégiant la quantité au détriment de la qualité", et "serait appliquée dans un contexte de réduction des moyens alloués à l'action publique, ce qui pénaliserait de facto les fonctionnaires alors que la modération salariale est déjà la règle". |
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