"Que l'éducation reste une priorité"

le 18 octobre 2008 à 15h44 , mis à jour le 19 octobre 2008 à 21h55

Entre 32.000 et 80.000 personnes, selon les sources, ont défilé dimanche à Paris pour demander au gouvernement d'investir dans l'éducation au lieu de supprimer des postes.

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Pécresse : "une manifestation injustifiée"
 
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Il y a avait du soleil, de la bonne humeur et un mot d'ordre : que "l'éducation reste une priorité". Entre 32.000 selon la police et 80.000 personnes, selon les organisateurs ont défilé dimanche à Paris pour demander au gouvernement d'investir dans l'éducation  à l'heure de la crise, au lieu de supprimer des postes.
 
De la place d'Italie à la Bastille, une majorité d'enseignants, des  étudiants, des lycéens et des parents d'élèves de la FCPE ont manifesté, à  l'appel de 47 organisations. "Investir dans l'école, c'est l'avenir", "Non à la casse du service public  d'éducation", "Banques ou éducation, j'ai choisi !", résumaient les slogans. "Si vous trouvez que l'éducation coûte cher, essayez l'ignorance",  pouvait-on lire aussi sur les tee-shirts de manifestants attribuant cette phrase  au président américain Lincoln.
 
"Tu réussiras quand tes parents seront riches"
 
La mobilisation survient quelques jours avant l'examen à l'Assemblée le 4  novembre du budget 2009 de l'Education, qui prévoit 13.500 suppressions de  postes, après 19.700 au total en 2007 et 2008.

Plusieurs ténors du PS, dont Martine Aubry, Bertrand Delanoë et François  Hollande, étaient présents dans le cortège.  Défilant juste après le carré de tête de la manifestation, les maîtres des  Réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased) étaient venus  nombreux pour protester, aux cris de "Rased, vivants!", contre les 3.000  suppressions de postes les concernant annoncés pour 2009. Ces "Rased" de primaire (écoles maternelles et élémentaires) n'aideront plus  les écoliers en difficulté comme aujourd'hui mais seront réaffectés devant des  classes entières.
 
"Ce n'est pas tellement pour moi que je suis inquiète, mais pour les  enfants. Ceux qu'on aide individuellement reviennent ensuite en classe avec  moins de difficultés", a témoigné auprès de l'AFP Pascale Jouty Merloz,  rééducatrice "Rased" venue de Lyon. Une lycéenne parisienne de l'organisation Fidl, souhaitant garder  l'anonymat, a dit de son côté : "beaucoup de classes sont surchargées à cause  des suppressions de postes" d'enseignants. Elle a déploré "l'incertitude la plus  totale sur la réforme du lycée" à venir. D'une manière générale, avec des slogans comme "Tu réussiras quand tes  parents seront riches" ou "L'école est finie, Acadomia pour tous?" (en référence  à une société de cours privés), les manifestants mettaient en doute la volonté  affichée par le gouvernement de lutter contre l'échec scolaire.
 
"Que le gouvernement cesse de faire l'autruche"

 
Quelques heures plus tôt sur Europe 1, la ministre de l'Enseignement  supérieur Valérie Pécresse avait pourtant estimé que les raisons de la  mobilisation étaient "en profond décalage avec la situation réelle de  l'éducation qui est aujourd'hui la priorité des priorités du gouvernement" (Voir la vidéo).
 
"Mme Pécresse a dit que la mobilisation étaient injustifiée: j'aimerais que  le gouvernement cesse de faire l'autruche et voie que la mobilisation exprime  beaucoup de mécontentement et beaucoup d'attentes", a réagi le secrétaire  général de la FSU Gérard Aschieri. "Une enquête montre qu'on est largement compris", a-t-il ajouté, en  référence au sondage Ifop pour Dimanche Ouest-France selon lequel 69% des  personnes interrogées jugent la mobilisation "justifiée". "Dans les moments de crise, s'il n'y a pas de solidarité nationale, ce sont  les plus démunis qui trinquent. La crise économique renforce le besoin de  cohésion sociale et donc le besoin de service public", a déclaré le secrétaire  général de la fédération Unsa-Education, Patrick Gonthier.
 

(D'après agence)

le 18 octobre 2008 à 15:44
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5 Commentaires

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  • nixvanalles1, le 30/01/2010 à 23h11

    Desolé mais ils ne savent rien faire d'autre .Constructifs :ils ne connaissent pas ce mot ,mais c'est normal ce ne sont que des petits revolutionnaires des rues.

  • DEBAIN, le 19/10/2008 à 10h40

    Les nantis de la FRANCE ont l indecence de faire greve en cette periode difficile

  • GILBERT, le 19/10/2008 à 10h07

    Difficile de diminuer le temps de travail en contenant des dépenses que l'Economie Française ne peut plus supporter. Travailler moins pour avoir autant cela ne marche pas.

  • Luc, le 19/10/2008 à 09h47

    Plus d'enseignant , c'est plus d'impôts et plus des taxe donc moins de pouvoir d'achat !!! La caisse de l'Etat : c'est nous .

  • Grégory, le 19/10/2008 à 08h29

    La colère des enseignants est compréhensible sans pour autant qu'elle soit légitime et logique. Certes, l'investissement de l'Etat dans l'éducation devrait être toujours plus important. Cependant, ne faut-il pas revenir à deux réalités, c'est à dire: -un implication réelle, permanente et assidue des parents dans l'éducation et la progression de leurs enfants. -l'Etat n'a pas pour vocation à transformer en argent ou financement ce qui n'a pas de prix ou de valeur: le suivi de l'enfant par les parents. L'Etat finance depuis des décennies l'éducation nationale sans que cette institution démontre sa volonté de remise en cause et progression au regard de ce qui se passe dans les entreprises. Il est grand temps pourtant de faire une auto-critique constructive: -Profs sous-formés? oui ou non? -Profs n'ayant pour certains jamais mis les pieds dans une entreprise? oui ou non? -tendance à recourir à la grève en lieu et place de concertations critiques et constructive? oui ou non? Mes dames, mes demoiselles et Messieurs les profs l'argent ne changera rien à vos problèmes. Remettez vous en cause globalement et incitez les parents d'élèves à prendre "enfin" les responsabilités qui sont les leurs, à savoir, éduquer ses enfants. Merci

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