© AFP| Pécresse : "une manifestation injustifiée" |
Rentrée scolaire : appel à la grève les 6 et 7 septembre
Le Snes-FSU, premier syndicat des collèges et lycées, veut protester contre "la gravité des attaques" dans l'Education et "en lien" avec l'appel intersyndical lancée pour le 7 contre le projet de réforme des retraites.
Publié le 05/07/2010
Le monde de l'Education bat le pavé
Des milliers d'enseignants ont défilé samedi à Paris pour protester contre les suppressions de postes et la réforme de la formation des professeurs.
Publié le 30/01/2010
Selon Chatel, il y aura moins de 20% de grévistes dans le primaire jeudi
La CGT, la FSU et Solidaires appellent jeudi à des grèves et manifestations pour protester notamment contre les suppressions de poste dans la Fonction publique.
Publié le 20/01/2010
Il y a avait du soleil, de la bonne humeur et un mot d'ordre : que "l'éducation reste une priorité". Entre 32.000 selon la police et 80.000 personnes, selon les organisateurs ont défilé dimanche à Paris pour demander au gouvernement d'investir dans l'éducation à l'heure de la crise, au lieu de supprimer des postes.
De la place d'Italie à la Bastille, une majorité d'enseignants, des étudiants, des lycéens et des parents d'élèves de la FCPE ont manifesté, à l'appel de 47 organisations. "Investir dans l'école, c'est l'avenir", "Non à la casse du service public d'éducation", "Banques ou éducation, j'ai choisi !", résumaient les slogans. "Si vous trouvez que l'éducation coûte cher, essayez l'ignorance", pouvait-on lire aussi sur les tee-shirts de manifestants attribuant cette phrase au président américain Lincoln.
"Tu réussiras quand tes parents seront riches"
La mobilisation survient quelques jours avant l'examen à l'Assemblée le 4 novembre du budget 2009 de l'Education, qui prévoit 13.500 suppressions de postes, après 19.700 au total en 2007 et 2008.
Plusieurs ténors du PS, dont Martine Aubry, Bertrand Delanoë et François Hollande, étaient présents dans le cortège. Défilant juste après le carré de tête de la manifestation, les maîtres des Réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased) étaient venus nombreux pour protester, aux cris de "Rased, vivants!", contre les 3.000 suppressions de postes les concernant annoncés pour 2009. Ces "Rased" de primaire (écoles maternelles et élémentaires) n'aideront plus les écoliers en difficulté comme aujourd'hui mais seront réaffectés devant des classes entières.
"Ce n'est pas tellement pour moi que je suis inquiète, mais pour les enfants. Ceux qu'on aide individuellement reviennent ensuite en classe avec moins de difficultés", a témoigné auprès de l'AFP Pascale Jouty Merloz, rééducatrice "Rased" venue de Lyon. Une lycéenne parisienne de l'organisation Fidl, souhaitant garder l'anonymat, a dit de son côté : "beaucoup de classes sont surchargées à cause des suppressions de postes" d'enseignants. Elle a déploré "l'incertitude la plus totale sur la réforme du lycée" à venir. D'une manière générale, avec des slogans comme "Tu réussiras quand tes parents seront riches" ou "L'école est finie, Acadomia pour tous?" (en référence à une société de cours privés), les manifestants mettaient en doute la volonté affichée par le gouvernement de lutter contre l'échec scolaire.
"Que le gouvernement cesse de faire l'autruche"
Quelques heures plus tôt sur Europe 1, la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse avait pourtant estimé que les raisons de la mobilisation étaient "en profond décalage avec la situation réelle de l'éducation qui est aujourd'hui la priorité des priorités du gouvernement" (Voir la vidéo).
"Mme Pécresse a dit que la mobilisation étaient injustifiée: j'aimerais que le gouvernement cesse de faire l'autruche et voie que la mobilisation exprime beaucoup de mécontentement et beaucoup d'attentes", a réagi le secrétaire général de la FSU Gérard Aschieri. "Une enquête montre qu'on est largement compris", a-t-il ajouté, en référence au sondage Ifop pour Dimanche Ouest-France selon lequel 69% des personnes interrogées jugent la mobilisation "justifiée". "Dans les moments de crise, s'il n'y a pas de solidarité nationale, ce sont les plus démunis qui trinquent. La crise économique renforce le besoin de cohésion sociale et donc le besoin de service public", a déclaré le secrétaire général de la fédération Unsa-Education, Patrick Gonthier.
(D'après agence)
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