Une journée d'action en demi-teinte

le 07 octobre 2008 à 13h28 , mis à jour le 07 octobre 2008 à 22h34

Les perturbations sont restées limitées mardi dans les écoles et les transports, alors que six syndicats appelaient à la grève à l'occasion de la journée mondiale pour le "travail décent".

Grève : qui accueillera les enfants ? Grève : qui accueillera les enfants ? © TF1/LCI

La crise financière s'est invitée mardi dans les cortèges qui ont réuni en France plusieurs milliers de personnes à l'occasion de la première "Journée mondiale sur le travail décent". Pour l'occasion, six syndicats, la CGT, la CFDT, la CFE-CGC, la FSU, Solidaires et l'Unsa, appelaient à la grève, FO et la CFTC n'ayant pas rejoint l'appel, refusant d'inclure des revendications nationales dans une journée de solidarité internationale. A Paris, entre 7200 personnes selon la police et 13.000 selon les organisateurs ont manifesté de la place de l'Alma à la place du Trocadéro.

"Dans le contexte difficile où l'on tente de persuader les salariés que ce n'est pas le moment de présenter des revendications, je considère que cette journée est une réussite", a déclaré le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault au départ de la manifestation. "On ne parle que des banques et pas des conséquences économiques et sociales de cette crise, on les voient pourtant déjà avec des plans sociaux et des fermetures d'usines : il y a des conséquences sociales qui se préparent et le syndicalisme international est là pour dire ce qui se passe et aider les salariés", a souligné son homologue de la CFDT François Chérèque.

Les transports peu perturbés

A Marseille, de 3000 personnes selon la police à 20.000 selon les organisateurs ont défilé derrière une banderole indiquant : "La seule façon de moraliser le capitalisme, c'est d'y mettre fin". D'autres cortèges ont rassemblé plusieurs milliers de personnes, notamment à Nantes, à Lyon, à Lille et à Strasbourg. En tout, plus de 112.000 personnes sont descendues dans la rue, selon un calcul provisoire de la CGT portant sur les deux tiers des 87 manifestations.

En l'absence d'appel à la grève, les transports ont été peu perturbés. A la SNCF, la direction n'a signalé que "quelques perturbations sur les Trains express régionaux" dans les régions Centre, Pays-de-Loire, PACA et Languedoc-Roussillon. Les transports urbains ont fonctionné quasiment normalement sauf à Nice, Douai et Valenciennes. Le trafic aérien était également normal, hormis des retards à Marseille en début de journée, selon la Direction générale de l'aviation civile.

Dans l'Education, où seuls le Snes-FSU, majoritaire dans le secondaire, et la CGT Educ'action avaient appelé nationalement à la grève, cette journée constituait un test grandeur nature de la loi sur le service minimum d'accueil dans les écoles primaires. Le ministre de l'Education Xavier Darcos a estimé que "cela ne se passait pas trop mal". Son ministère évaluait à 5,37% le taux de grévistes, tandis que la FSU recensait "entre 25 et 30%" de grévistes dans les collèges et lycées. "Cette grève est un flop mais je n'en tire aucune conclusion. Je ne fanfaronne pas", a déclaré Xavier Darcos. 

D'après agences

le 07 octobre 2008 à 13:28
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