Une borne Vélib' à Paris © TF1/LCILa moitié des quelque 300 salariés de l'entreprise Cyclocity, en charge de la commercialisation des Vélib' à Paris, ont débrayé jeudi selon le syndicat Solidaires qui a appelé à la grève avec la CGT. Des salariés de Cyclocity Lyon (Vélo'v) et Toulouse (VélôToulouse) ont rejoint le mouvement. Ces employés de la filiale de JCDecaux sont chargés de réparer les Vélib et de les déplacer d'une borne à l'autre. "Nous attendons une réunion tripartite avec JCDecaux et la mairie de Paris, soit cet après-midi, soit un autre jour", a dit un représentant de Solidaires Cyclocity. "Nous risquons de reconduire le mouvement un autre jour mais nous n'avons pas les moyens avec nos salaires de faire grève pendant une semaine", a-t-il ajouté.
"Conditions d'hygiène indignes"
Les grévistes avancent surtout des revendications sur les conditions de travail, explique-t-on au groupe communiste de la mairie de Paris. "Ils travaillent dans des dépôts que l'entreprise JCDecaux a trouvé elle-même car la mairie de Paris n'en a pas fournis. Les conditions matérielles et d'hygiène sont indignes. Ils demandent aussi des hausses de salaires car ils ont du mal à arriver à 1000 euros par mois en temps partiel et voudraient être placés dans la convention collective des salariés de Decaux et non sur celle des commerces de sport", explique un porte-parole du groupe communiste.
Une cinquantaine de grévistes se sont rassemblés sur le parvis de l'hôtel de Ville et ont été reçus par la député PS Annick Lepetit, adjointe aux transports à la mairie de Paris. Les salariés de Cyclocity Paris s'étaient déjà mis en grève le 19 avril dernier. Ceux de Marseille avaient observé un mouvement de grève les 14 et 15 octobre.
(D'après agence)
Retour MYTF1
Chargement en cours...




