L'Assemblée nationale. Image d'archive. © TF1-LCIA peine le sénateur Philippe Marini a-t-il retiré un amendement dont il était l'auteur et qui avait attiré toutes les critiques - une disposition qui aurait permis aux particuliers de déduire de leurs impôts certaines pertes boursières, qualifiée de "totalement immorale" à gauche et qui était loin d'avoir suscité l'adhésion à droite - qu'un autre de ses textes est à son tour sur la sellette. Il prévoit de supprimer la demi-part supplémentaire accordée à un parent ayant vécu seul avec un enfant à charge lorsque ce dernier a 26 ans, alors qu'auparavant les parents isolés bénéficiaient de cet avantage fiscal à vie. Cet amendement a été adopté par la majorité dans la nuit de lundi à mardi avec le soutien du gouvernement, la gauche ayant voté contre.
Le patron des députés UMP, Jean-François Copé, s'est dit mardi "plutôt réservé" sur ce texte. "Cette proposition me paraît un peu surprenante", a déclaré le patron des députés UMP sur France 2. "J'imagine que c'est une économie budgétaire" mais "je ne suis pas certain que dans le contexte de crise (...), avec les problèmes de pouvoir d'achat que l'on connaît, ce soit une mesure qui soit d'actualité".
Lors du vote de l'amendement, Eric Woerth a justifié l'esprit de cette mesure : "Votre proposition est une mesure de justice, des contribuables continuent de bénéficier de cette demi-part alors que leur enfant déclare ses revenus séparément", a-t-il déclaré. Mais il a suscité l'indignation à gauche. "Cela ne représente que 400 euros par an et par contribuable, sans rapport avec la dépense de l'avantage Malraux ou pour l'investissement outre-mer", s'est indigné Thierry Foucaud (PCF). "Vous supprimez cette demi-part alors que vous pérennisez des avantages fiscaux bien supérieurs", a renchéri Nicole Bricq (PS).
D'après agence
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