Les élections prud'homales du 3 décembre 2008 © TF1/LCI19,2 millions d'électeurs - 18,670 millions de salariés du secteur privé et 518.000 employeurs -étaient appelés aux urnes ce mercredi à l'occasion des élections prud'homales. Et il semblerait que le taux de participation soit en baisse par rapport à 2002. A 17 heures, soit deux heures avant la clôture des derniers bureaux, 19,46% des salariés et 22,38% des employeurs avaient voté, selon une estimation du ministère du Travail, alors qu'en 2002, le taux de participation à cette même heure était de 24,88% chez les salariés et de 17,46% chez les employeurs.
Le dilemme de la CGT : s'adapter ou s'étioler
Bernard Thibault va devoir défendre sa stratégie de compromis et la mutation engagée au sein du syndicat, au cours du 49e congrès de la CGT qui se tient cette semaine.
Publié le 07/12/2009
Selon de premiers résultats, la CGT conserverait sa place en tête, avec 34,76% des voix dans le collège salarié, après dépouillement de 50% des bulletins. Le syndicat serait suivi de la CDFT, avec 22,1%, et de Force Ouvrière (17,9%). En 2002, la CGT était également arrivée en tête avec 32,1% des voix, devant la CFDT (25,2%), Force Ouvrière (18,3%), la CFTC (9,7%), la CFE-CGC (7%), l'Unsa (5%), Solidaires (1,5%) et les listes diverses (1,3%).
Le paysage syndical bientôt bouleversé
Le scrutin visait à d'élire les 14.512 conseillers prud'homaux chargés de juger les litiges du travail. Ce scrutin était également l'occasion de donner une photographie particulièrement attendue d'un paysage syndical qui va être bouleversé dans les prochaines années par la loi, votée cet été, réformant les règles du dialogue social. D'ici cinq ans en effet, pour avoir le droit de négocier un accord dans une entreprise, un syndicat devra en effet avoir rassemblé au moins 10% des voix aux élections professionnelles, mais non aux prud'homales, et au moins 8% aux niveaux de la branche et interprofessionnel.
Et si la CGT, la CFDT et FO ne craignent pas pour leur survie, les deux autres organisations bénéficiant d'une "présomption irréfragable de représentativité", la CFTC et la CFE-CGC, auront un aperçu du chemin à parcourir pour conserver leur place à la table des négociations. Les organisations non-représentatives, Unsa et Solidaires, comptent, elles, sur un nombre de candidats en augmentation pour progresser et amorcer la conquête de leur représentativité.
(D'après agence)
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