Industrie automobile : Faurecia, premier équipementier français © TF1/LCIAprès Renault et PSA, Faurecia, premier équipementier français, va supprimer 1215 emplois en France entre 2009-2011, face à "l'ampleur et à la rapidité" de la crise touchant le secteur automobile. 700 emplois seront supprimés dès 2009, puis le reste dans les deux ans qui suivent, a précisé l'équipementier, filiale de PSA Peugeot Citroën, en présentant jeudi son plan de restructuration.
Neuf sites de sa branche "sièges automobiles" (FSA), qui employait 5178 salariés fin novembre, seront touchés, particulièrement ceux de Flers (Orne), Saint-Nicolas-de-Redon (Loire-Atlantique), Nompatelize (Vosges) et Brières-les-Scellés (Essonne) où 405 postes doivent être supprimés, selon une source syndicale. "On s'attendait à une réduction d'effectifs, mais pas à ce niveau", a souligné Emmanuel Pioche, délégué CFDT. "Cela remet en cause la pérennité de l'activité en France".
Des difficultés récurrentes, que la conjoncture amplifie
Ce plan confirme et amplifie des mesures envisagées depuis plusieurs mois pour St-Nicolas de Redon dont la production doit s'arrêter mi-2011, Pierrepont (Meurthe-et-Moselle) dont la production doit cesser mi-2010, ainsi que pour les sites de Flers qui vont être transférés vers Caligny (Orne). Sont aussi concernés les établissements de Cercy-La-Tour (Nièvre), Nogent-sur-Vernisson (Loiret), Villers-La-Montagne (Meurthe-et-Moselle) et Magny-Vernois (Haute-Saône).
Avant Faurecia, plusieurs équipementiers moins importants - Molex, Tyco Electronics, Key Plastics France - avaient annoncé des suppressions de postes ou des fermetures de sites en France. Mais la crise n'a fait qu'aggraver une situation déjà difficile pour Faurecia, qui avait procédé à de multiples suppressions d'emplois ces dernières années. Après avoir réduit de moitié ses pertes en 2007, l'équipementier avait annoncé en début d'année un plan de redressement en trois ans pour améliorer sa rentabilité.
D'après agence
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