Image d'archives © TF1Le sort du projet de nouvelle convention d'assurance chômage en France, qui élargirait le nombre de personnes indemnisables et permettrait une baisse des cotisations sous conditions, est devenu vendredi plus que jamais incertain. La CFDT est pour l'heure le seul syndicat de salariés à avoir approuvé ce projet d'accord négocié fin décembre avec le patronat. Les quatre autres syndicats (CGT, FO, la CFE-CGC et la CFTC) impliqués dans le projet refusent de le signer.
Si la présidente du Medef, Laurence Parisot, s'est montrée vendredi moins catégorique que précédemment pour une réouverture des négociations, on n'y est pas encore. "Aujourd'hui, la question ne se pose pas ainsi", a-t-elle dit, renvoyant la balle dans le camp de la CFE-CGC et se disant "par nature plutôt optimiste". Or la CFE-CGC a confirmé vendredi à la mi-journée que la confédération de l'encadrement exercerait son "droit d'opposition" à l'accord sur l'assurance chômage, sauf si "des éléments tangibles" faisaient évoluer le texte de l'accord.
Deux scénarios possibles en cas de refus
Du coup, les leaders de la CGT et de la CFTC ont encore demandé vendredi au gouvernement de faire en sorte que les partenaires sociaux rouvrent des négociations sur les règles d'indemnisation du chômage. Réponse du Premier ministre, François Fillon : "ce n'est pas le rôle de l'Etat" de demander aux partenaires sociaux de renégocier sur la convention d'assurance chômage. "La question de la baisse des cotisations", principale critique des syndicats opposés à l'accord, "n'est pas d'actualité", a dit le chef du gouvernement. "Je ne peux pas croire que cet accord, qui concerne une amélioration du système d'indemnisation du chômage, puisse être purement et simplement refusé par les partenaires sociaux", a-t-il ajouté. "On attend que chaque partenaire se soit réellement prononcé. Il y a des intentions, et puis il y a des actes", a souligné François Fillon. "En fonction des décisions qu'ils prendront, le gouvernement rendra toutes ses responsabilités", a-t-il dit.
En cas de refus confirmé, le secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez, a récemment affirmé que le gouvernement "prendra la main", avec deux options : "soit de dire : ‘on repart sur une copie complètement différente', soit d'agréer malgré tout cet accord".
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