Ça roule enfin dans les transports marseillais

le 18 janvier 2009 à 11h56 , mis à jour le 18 janvier 2009 à 12h01

Le trafic du métro a repris normalement dimanche après la paralysie de samedi, due à une grève lancée en solidarité avec un chauffeur de bus victime d'une agression.

marseille transports agressionUn bus de la RTM au dépôt. © TF1/LCI

Deux grèves sauvages en une semaine : Marseille se remet à peine de deux journées de cafouillage et de paralysie de ses transports en commun. Dimanche matin, le trafic du métro a repris normalement après la grève spontanée observée la veille par les conducteurs à la suite d'une agression contre un agent de la Régie des transports marseillais.

L'agression s'était déroulée dans le métro, à l'aube. Un homme s'en serait pris à un conducteur de bus qui empruntait ce moyen de transport pour gagner son lieu de travail, tentant de lui arracher sa sacoche, selon le secrétaire général de FO Alain Requena. Le chauffeur de bus aurait alors tiré la sonnette d'alarme, provoquant l'arrêt du train et la fuite de l'agresseur. Le conducteur du métro a alors tenté de rattraper cet homme, qui l'a frappé, toujours selon le secrétaire général de FO. D'où la grève décidée en solidarité par les chauffeurs, qui devait paralyser les transports marseillais pendant toute une journée...

Deux chauffeurs agressés = deux jours de galère à Marseille

L'événement présentait malheureusement de fortes similitudes avec celui qui avait provoqué le blocage mercredi. Là encore, il s'agissait pour les chauffeurs de protester contre une agression, survenue la veille, et dont la victime était un chauffeur de bus.

"Il n'est plus possible de travailler dans ces conditions avec une telle agressivité", estime Alain Requena. "La sécurité est un problème de plus en plus visible et de moins en moins supporté par le personnel et la clientèle", reconnaît pour sa part le directeur général de la RTM, Pierre Reboud. Mais selon lui, "cette question de société doit être abordée sereinement au plus haut niveau de l'Etat".
 
Par ailleurs, si direction et syndicat de la RTM ont eu une position convergente sur le constat de l'insécurité, les deux parties n'ont pu se mettre d'accord sur le paiement du temps d'arrêt de travail des agents. "Les agents subissent l'insécurité, ils ne vont pas payer de leur poche le coût de la sécurité", a encore dit Alain Requena. "La direction a préféré s'arc-bouter sur une position de principe plutôt que d'indemniser les chauffeurs. C'est regrettable".
 

D'après agence

le 18 janvier 2009 à 11:56
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