Hortefeux annonce des "ajustements" d'ici un mois

le 21 janvier 2009 à 17h14 , mis à jour le 21 janvier 2009 à 17h41

A huit jours d'une journée d'action nationale, le ministre du Travail a annoncé mercredi que le gouvernement proposera les "ajustements" à la loi sur le service minimum dans les transports.

Brice HortefeuxBrice Hortefeux, le 3 novembre 2008 © TF1-LCI

Alors que la France se prépare à une nouvelle journée d'action le 29 janvier prochain, Brice Hortefeux a annoncé mercredi que le gouvernement proposera "dans un délai d'un mois" les "ajustements utiles" à la loi sur le service minimum dans les transports. "Nous allons écouter naturellement les propositions des syndicats, des partenaires sociaux, la proposition du président [de l'Assemblée nationale Bernard] Accoyer proposant à Jacques Kossowski [rapporteur de la loi sur le service minimum] une mission d'évaluation", a déclaré le ministre du Travail, alors que le débat sur le service minimum a resurgi avec la fermeture de la gare Saint-Lazare à Paris il y a une semaine.

"Après avoir écouté, dialogué et concerté, le gouvernement, si cela s'avère nécessaire, proposera dans un délai d'un mois les ajustements utiles", a-t-il ajouté dans l'hémicycle, en réponse au député UMP Eric Ciotti, auteur d'une proposition de loi sur le sujet comprenant des "réquisitions" d'agents. Ce délai court à compter de ce jour, a précisé le ministère du travail.

"Chacun doit pouvoir prendre le train"

"Chacun doit pouvoir exercer le droit de grève mais chacun doit parallèlement pouvoir prendre le train, le métro, le bus, le tramway pour pouvoir se rendre à son travail", a estimé Brice Hortefeux, selon qui "personne ne peut accepter les conditions dans lesquelles le trafic des trains a été bloqué à Nice et à Paris". Le ministre a toutefois distingué l'exercice du droit de retrait après l'agression d'un agent, qui a conduit à la fermeture de la gare, et la grève des conducteurs de cette gare qui a duré un mois. Sur le droit de retrait, "il n'y a pas besoin d'ajustement mais je demande en revanche aux dirigeants de la SNCF d'engager immédiatement des discussions, des négociations pour améliorer les modalités de l'accompagnement de ceux qui sont victimes d'agression", a dit Brice Hortefeux.

"La solidarité doit et peut s'exprimer mais sans que le trafic soit paralysé", a-t-il poursuivi. C'est par rapport aux grèves entraînant des "blocages" de plusieurs semaines qu'il "faut aller plus loin", a-t-il précisé, soulignant toutefois les bons résultats du service minimum à la SNCF et la RATP en termes de nombres de grèves et de préavis.

(D'après agence)

le 21 janvier 2009 à 17:14
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