Image d'archives © LCISi vous devez retirer de l'argent d'ici dimanche, vous risquez des surprises désagréables en vous rendant au distributeur de billets : la CGT Banque de France et convoyeurs de fonds avait appelé les salariés du "traitement et de la circulation fiduciaire" à une grève de 24 heures vendredi. Avec un mot d'ordre clair : "pas de tri, pas d'approvisionnement de l'ensemble de la filière". Le mouvement, en fonction de son ampleur, pourrait donc avoir des répercussions perceptibles jusqu'au 5 janvier. En effet, entre le réveillon et le week-end, la journée de vendredi était le seul jour durant lequel les distributeurs pouvaient être réapprovisionnés. Une manière, pour le syndicat, de maximiser l'impact d'un appel à la grève de 24 heures...
Motif de la grogne : la CGT souligne que "depuis de nombreuses années, les conditions de travail des personnels de caisse, comme des convoyeurs de fonds ne cessent de se dégrader". D'où ce débrayage, décidé afin d'obtenir "l'ouverture de négociations".
Risques psycho-sociaux, problèmes cardiaques, stress...
Dénonçant les "nouveaux horaires, les nouvelles cadences, la concentration et le déplacement des implantations", la CGT évoque la hausse des troubles musculo-squelettiques (TMS, qui affectent les articulations), "du fait de matériels et de locaux inadaptés, de cadences de plus en plus soutenues, d'organisations du travail mal conçues".
"Pour les convoyeurs, la suppression d'implantations Banque de France, les délocalisations de centres forts et dans le même temps l'évolution des circuits multiplient les risques d'attaques", ajoute la CGT. Selon le syndicat, du fait de ces conditions de travail dégradées, "les risques psycho-sociaux augmentent" pour toutes les catégories, et ont un impact sur "les problèmes cardiaques liés au stress, qu'ils soient dus aux cadences et résultats imposés, ou aux risques physiques encourus".
D'après agence
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