La ministre de l'Economie Christine Lagarde, au Sénat © DREn marge de ses voeux à la presse, Christine Lagarde a laissé entendre mardi que l'objectif d'un taux de chômage de 5% en 2012 ne serait probablement pas atteint en raison de la crise économique, soulignant que la situation a changé avec "une croissance considérablement affaiblie". Or, "cet objectif avait été fixé en temps de croissance régulière".
"Les promesses nous engagent à situation constante. Cela n'a échappé à personne que, depuis août 2007, la situation économique dans le monde, en Europe et en France s'est considérablement aggravée. D'une croissance qui tournait autour de 2% à peu près régulièrement, on est passé à une croissance très faible. Dans ces circonstances, il est évident que nous mobilisons tous nos moyens au service de la lutte contre le chômage", a souligné la ministre.
Financement des entreprises : Lagarde s'engage
Le taux de chômage a remonté à 7,3% en France métropolitaine au troisième trimestre 2008 (soit une hausse de 0,1%), tout en restant inférieur de 0,6 point à ce qu'il était un an auparavant, et l'Insee a prévu une poursuite de la remontée, tablant sur un taux de 8% en métropole au deuxième trimestre 2009.
Mais pour lutter contre le chômage, il faut aussi... éviter les fermetures d'entreprises, alors que beaucoup se sont retrouvées étranglées par le manque de crédits. Aussi la ministre de l'Economie a-t-elle affiché sa détermination à maintenir la pression sur les banques pour qu'elles "jouent le jeu". Elle a exprimé sa "détermination personnelle à améliorer la situation de crédit et faire pression sur les banques". Et "pour cela, je n'hésiterai pas à me déplacer régulièrement en région pour m'assurer que cela marche", a-t-elle ajouté. La ministre a rappelé avoir passé avec les établissements bancaires des conventions visant à faciliter leur refinancement. La Société de financement de l'économie française, qui lève sur les marché des fonds qu'elle prête aux banques, a jusqu'ici "alimenté à concurrence de 18 milliards d'euros l'ensemble des besoins de financement des banques", a indiqué Christine Lagarde. Elle a souligné qu'en contrepartie, les engagements économiques - la progression des crédits de 3 à 4% d'ici la fin de l'année - et éthiques demandés aux établissements bancaires par l'Etat devraient être "tenus".
La ministre de l'Economie et de l'Emploi a aussi souligné que pour "réinventer le capitalisme et inventer la croissance de demain", il fallait miser, entre autres, sur "la formation professionnelle, chantier qui va nous occuper de manière très importante avec Laurent Wauquiez en ce début 2009, pour permettre aux salariés de se réinventer eux-mêmes et de maintenir leur niveau - même si le terme est horrible - d'employabilité".
D'après agence
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