Le blocage encore à Marseille

le 17 janvier 2009 à 18h11 , mis à jour le 17 janvier 2009 à 21h52

Les transports en commun ont été très perturbés samedi dans la cité phocéenne à la suite de l'agression d'un chauffeur. Un retour à la normale est prévu pour dimanche.

rideau Marseille MétroLes deux lignes de métro fermées après l'agression d'un chauffeur © TF1

Des entrées de métro au rideau baissé, des bus au garage... Les transports en commun marseillais ont été très fortement perturbés samedi à la suite de l'agression d'un chauffeur, la deuxième en quatre jours, mais un retour à la normale est prévu pour dimanche matin.
 
Dans un premier temps, les deux lignes de métro ont été bloquées après qu'un homme armé d'un couteau a menacé samedi matin un agent de la Régie des transports de Marseille (RTM) se rendant à son travail. L'agresseur a également porté des coups à un conducteur du métro venu en renfort.
 
Le syndicat Force ouvrière a étendu le mouvement à l'ensemble du réseau en fin de matinée et le trafic des bus a été perturbé, notamment dans les quartiers du nord de la ville. La situation a aussi été critique aux abords du stade Vélodrome où l'Olympique de Marseille devait disputer dans la soirée son premier match de l'année à domicile face au Havre.
 
La sécurité, un problème de plus en plus visible
 
Le retour à la normale est annoncé pour dimanche. La totalité du réseau des transports en commun marseillais avait déjà été paralysé mercredi par une "grève de solidarité" des chauffeurs après une agression. "Il n'est plus possible de travailler dans ces conditions avec une telle agressivité", a expliqué à Reuters le secrétaire général de Force ouvrière à la RTM, Alain Requena. "La sécurité est un problème de plus en plus visible et de moins en moins supporté par le personnel et la clientèle", a reconnu le directeur général de la RTM, Pierre Reboud, au micro de France Bleu Provence. "Cette question de société doit être abordée sereinement au plus haut niveau de l'Etat", a-t-il estimé.
 
Si direction et syndicat de la RTM ont eu une position convergente sur le constat de l'insécurité, les deux parties n'ont pu se mettre d'accord sur le paiement du temps d'arrêt de travail des agents. "Les agents subissent l'insécurité, ils ne vont pas payer de leur poche le coût de la sécurité", a encore dit Alain Requena. "La direction a préféré s'arquebouter sur une position de principe plutôt que d'indemniser les chauffeurs. C'est regrettable".
 

(D'après agence)

le 17 janvier 2009 à 18:11
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