Les syndicats prédisent une mobilisation massive

Par O. L. avec agences, le 26 janvier 2009 à 11h02 , mis à jour le 28 janvier 2009 à 15h51

La CGT prévient que les grèves et manifestations vont se traduire jeudi par une mobilisation inédite. Sud Rail défie toujours le gouvernement.

manifestation 1er mai cgtLe cortège de la CGT à Paris le 1er mai 2008 © TF1/LCI

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A trois jours de la journée de mobilisation de jeudi, les syndicats y croient plus que jamais. Bernard Thibault a estimé lundi que les grèves et manifestations allaient se traduire par une mobilisation "bien au-delà" de celles observées lors des dernières années. Le secrétaire général de la CGT interrogé sur France Inter, a relevé des "signes tout à fait spectaculaires" dans les entreprises.
 
"L'ensemble des syndicats appellent à la grève dans des entreprises qui n'ont jamais connu ce type d'appel", a-t-il expliqué, soulignant aussi "l'étendue du mouvement associatif", notamment sur des questions de santé, et la mobilisation d'organisations de jeunesse. "Cette journée va avoir une participation des salariés très importante, très impressionnante, bien au-delà sans doute de ce que l'on a vécu ces dernières années", a-t-il jugé.  Dans les Echos de lundi, Bernard Thibaut a évoqué une mobilisation "encore plus importante que celle contre le CPE". "Nous attendons que le chef de l'Etat réagisse à cette mobilisation", a-t-il ajouté. "Il ne faut pas uniquement des mesures d'aide aux entreprises, aux établissements financiers, il faut des mesures concernant l'emploi, concernant le pouvoir d'achat".
 
"Cri de colère"
 
Le secrétaire général de la CFDT a estimé que les grèves et manifestations de jeudi seraient "un cri de colère" des salariés contre les effets de la crise qu'ils subissent et pour demander des contreparties aux aides destinées aux entreprises. "Il y a une vraie nécessité pour les salariés de dire que c'est injuste que ce soit eux qui payent sur leur salaires, sur leurs emplois, sur leurs avantages, les effets de la crise dont ils ne sont pas responsables", a expliqué François Chérèque sur BFM.
 
"On veut dire au gouvernement: vous aidez les entreprises, on souhaite que la contrepartie de ces aides aux entreprises, elle se fasse sur des résultats concrets avec une discussion, une négociation sur les conséquences de ces aides", a dit François Chérèque. Dans un entretien publié lundi dans la Tribune, le dirigeant syndical a demandé que cette négociation se fasse "au niveau de la branche ou de l'entreprise". "Les règles qui encadrent les plans sociaux doivent être débattues", a-t-il par ailleurs demandé dans cet entretien, jugeant qu'"une entreprise dégageant des bénéfices ne peut pas supprimer des emplois sans s'engager à en créer par ailleurs un nombre équivalent". Il a aussi demandé, sur BFM, au gouvernement "de revoir son plan de relance, en particulier sur la relance de la consommation" et d'"avoir un débat sur le rôle de l'Europe dans la relance".
 
Sud Rail prévient
 
Du côté de la majorité, Xavier Bertrand a reconnu lundi que le mouvement de grève et de manifestations prévu jeudi pouvait être "important" et "vraiment suivi" car il constitue "une forme de réponse pour les salariés" face à la crise.  "Les salariés veulent être entendus, ils veulent être respectés dans leurs entreprises, dans la société en général, et je pense que c'est cela qui motive l'action de nombreux salariés et qui fera que ce mouvement peut être important", a déclaré le nouveau secrétaire général de l'UMP sur France 2. L'ancien ministre du Travail a rappelé que le service minimum serait "appliqué" lors de cette journée, notamment le principe "très clair" selon lequel "si on fait grève on ne travaille pas et si on ne travaille pas on n'est pas payé". "Il n'est pas possible que le service public soit l'otage de quelques-uns seulement", a-t-il prévenu citant le syndicat Sud.
 
La situation des transports en Ile-de-France "est catastrophique toute l'année et pas seulement les jours de grève", répond au gouvernement Christian Mahieux, porte-parole de Sud Rail et secrétaire national des syndicats Sud, dans une interview au Parisien/Aujourd'hui en France. Interrogé sur la volonté affichée par le nouveau ministre du Travail Brice Hortefeux de revoir le dispositif du service minimum, il répond: "si c'est pour nous demander d'accepter de nouveaux reculs des droits des salariés, c'est non! Il n'est pas question de revenir sur le droit de grève".
 
Le recours à des grèves tournantes de 59 minutes, combiné à des arrêts spontanés du travail (droit de retrait) en solidarité avec un conducteur agressé sur le réseau Saint-Lazare, ont conduit récemment à une désorganisation complète du service minimum à la gare Saint-Lazare à Paris, qui draine chaque jour 400.000 passagers franciliens.
 

Par O. L. avec agences le 26 janvier 2009 à 11:02
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15 Commentaires

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  • Didier, le 26/01/2009 à 16h03

    En fait, j'ai honte, aujourd'hui j'avoue avoir créer une entreprise qui aujourd'hui a 30 collaborateurs certes après beaucoup d'efforts ( 45% de charges SS, 10,20% de charges de retraite et 6,7% au titre de l'Assedic au total près de 62% d'un salaire brut). Je gagne trop d'argent au regard de mes 70 heures par semaine et j'ai donc décidé de faire un don à MM Chérèque et Thibault qui entre parenthèse nous pas beaucoup de soucis à se faire compte tenu de leur contrat de travail mais quand même il faut être humain donc ci-après le calcul de mes dons: Salaire mensuel : 6000 euros /240 heures = 25 euros brut/heure - prélèvement obligatoire 40% = 15 euros net /heure 15 euros x35 h x4 = Salaire net de 2100 euros par mois Naturellement à tout ce qui précède il faut enlever les impôts donc de manière symbolique je distribuerai 10 euro/mois pour des associations qui le méritent mais pas à l'état ni à des syndicats qui recoivent de l'argent de ce même état J'ai 57 ans, j'ai passé ma vie à entreprendre et aider les autres et à bouziller la mienne pour des irresponsables. Méfions d'un jour où la démocratie n'existera plus ?

  • Ugy, le 26/01/2009 à 15h56

    Ce ne sont pas les raisonnements simplistes qui feront avances les choses - les salariés et retraités ont besoin de se faire entendre - la tempête c'est autre chose - ne pas tout mélanger pour semer le brouillard svp...

  • Claude, le 26/01/2009 à 15h44

    Vous avez rien d'autres à proposer Mr les syndicats.

  • Carlito, le 26/01/2009 à 15h20

    Message aux syndicats: pensez-vous que dans la situation actuelle d'économie en berne il est intelligent de paralyser le pays avec vos manifs et autres mouvements anti travail???

  • Sceptique 93, le 26/01/2009 à 14h49

    Il n'y a pas très longtemps, j'ai entendu de la bouche même de notre "bien aimé Président", que maintenant les grèves en France, passent complètement inaperçues". Eh bien cela se confirmera ou non le 29/01/2009 ! ... Je ne pourrai pas m'associer à cette grève générale pour d'importantes raisons professionnelles, mais je la soutiens totalement . Dans l'entreprise où je travaille, nous avons décidé en grande majorité de porter un brassard pour marquer notre soutien.

  • Abel, le 26/01/2009 à 14h40

    Non Mariette, vous ne paierez pas pour les fonctionnaires en grève, ce sont eux qui payent leur grève... Quant à aider les sinistrés, oui bien sûr ; je suis informaticien et fonctionnaire, mais qu'on m'y autorise, qu'on me prête une tronçonneuse et j'y vais !

  • PGU, le 26/01/2009 à 14h37

    Je comprends le raz le bol général mais je ne comprends pas ce choix systématique de crier dans la rue et bloquer encore un peu plus un pays qui manque déjà de souffle... Quant aux discours des NONS sans aucune proposition en face j'en ai ma claque !! Car je pense que les entreprises soit disant aidées (!!) sont également les employeurs qui fournissent du travail à quelques uns... non ?? Et oui Mariette tout à fait d'accord avec vous... Si on veut nous parler de solidarité, messieurs les syndicats montrez l'exemple en allant aider ceux qui viennent de tout perdre en un coup de vent...

  • Gilles, le 26/01/2009 à 14h12

    Encore une fois c'est le secteur public qui va prendre en otage le le secteur privé, alors qu'il a la sécurité de l'emploi. et voilà pour faire mumuse, (alors que les syndicats ne sont absolument pas représentatif) nous allons perdre un journée de production.

  • G, le 26/01/2009 à 14h06

    Le cri de colère des grévistes, ok...mais le cri de colère contre les grévistes de ceux qui bossent ne va pas tarder non plus.

  • Noisy, le 26/01/2009 à 13h56

    Dans la situation actuelle les syndicats sont ils inconscients en ne comprenant pas que cette grève loin de régler la situation des salariés n'aura pour conséquence que de l'aggraver. Je pense qu'ils le sont mais il faut jouer les gros bras. Il seraient mieux inspirés de trouver une autre stratégie pour améliorer leur audince qui est quasiment nulle comparée aux autres démocraties. Quand à Sud Rail il semble vivre sur une autre planète

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