© TF1/LCIL'information a été révélée par les syndicats ; du côté de la direction de l'hypermarché, en revanche, on se refuse à commenter l'affaire. Mais la polémique monte déjà autour du cas d'un vendeur de Géant Casino à Salon-de-Provence, mis à pied trois jours en janvier, semble-t-il pour avoir refusé de travailler un dimanche.
Repos dominical : deux supérettes condamnées
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Travail le dimanche : la bataille de Paris
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Publié le 07/06/2010
L'affaire avait commencé le 27 novembre dernier. L'employé avait alors écrit à sa direction pour l'informer qu'il ne serait pas volontaire pour travailler les dimanches ouvrés du mois de décembre. Le 4 décembre, la direction le recevait pour lui indiquer que sa demande serait respectée "dans la mesure du possible" mais que "dans un souci d'équité" au sein du personnel, il était "possible" qu'il soit amené à travailler et que dans ce cas il serait informé de ses horaires. Le salarié répondait lors de cet entretien qu'il ne viendrait pas et qu'il s'était arrangé en ce sens avec ses collègues.
"Le directeur a voulu faire un exemple"
La crise éclatait le 14 décembre : ce jour-là, le salarié ne s'était pas rendu à l'hypermarché. Or, selon la direction, il était censé travailler de 14 à 20 heures ; et toujours selon la direction, il ne s'était pas arrangé avec des collègues. Outre ce problème d'agenda, l'hypermarché reproche aussi à l'employé des problèmes d'étiquetage dans son rayon. En conséquence, elle l'a mis à pied les 15, 16 et 17 janvier.
Mais pour les syndicats, la question va bien au-delà d'un problème d'agenda et d'étiquetage. Et ils dénoncent cette sanction. "C'est non seulement scandaleux mais, à notre sens, totalement illégal (...) Le directeur a voulu faire un exemple pour le volontariat à venir", souligne le syndicat CFDT, allusion au principe du volontariat qu'entend garantir le projet de loi Mallié sur le travail dominical, dont l'examen au Parlement a été repoussé au mois de mars.
D'après agence
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