Pas question de renoncer aux suppressions de postes

le 04 janvier 2009 à 16h36 , mis à jour le 04 janvier 2009 à 16h41

Même si le chômage remonte, le principe du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite sera strictement appliqué en 2009, assure Eric Woerth.

Eric Woerth au Grand Rendez-vous Europe 1/Le Parisien (4 janvier 2008)Eric Woerth au Grand Rendez-vous Europe 1/Le Parisien (4 janvier 2008) © TF1/LCI

La crise frappe et le chômage remonte... Faut-il pour autant renoncer à réduire les effectifs de la fonction publique ? Et revenir sur la suppression prévue cette année de plus de 30.000 postes de fonctionnaires ? Eric Woerth l'a exclu dimanche. "Je maintiens l'idée que nous ne remplacerons pas un fonctionnaire sur deux partant à la retraite", a déclaré le ministre du Budget, interrogé au Grand Rendez-vous Europe 1/Le Parisien sur un éventuel "moratoire" des réductions d'emplois publics pour donner la priorité au maintien de l'emploi.

L'Etat est le premier employeur de France avec, fin 2005, un personnel de 2,54 millions d'agents, dont 906.000 enseignants et 351.000 militaires, et 1,02 million dans les hôpitaux et établissements pour personnes âgées, d'aide sociale à l'enfance, pour handicapés ou inadaptés. Les collectivités locales sont un autre important gisement d'emplois qui a d'ailleurs fortement progressé en 2005-2006 sur fond de décentralisation, et contribué au mouvement de baisse du chômage qui avait été observé à partir de 2006.

Non aux embauches de fonctionnaires, mais oui aux emplois aidés

Mais pour Eric Woerth, "il faut parler vrai, il y a une fonction publique qui est trop nombreuse. La qualité du service public doit être maintenue, c'est extrêmement important, mais on peut le faire avec un peu moins de fonctionnaires". En 2008 déjà, près de 23.000 postes avaient été supprimés. Ils étaient 11.000 en 2007. En 2009, ce chiffre augmentera donc encore, puisque pour la première fois, le principe du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, annoncé après l'élection de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, sera strictement appliqué. 

Interrogé par ailleurs sur la remontée rapide du chômage, Eric Woerth a jugé que "les chiffres dans les mois qui viennent seront aussi difficiles". Et selon lui, la lutte contre le chômage passe par la volonté du gouvernement de "combattre la crise internationale" et "aussi des mesures sur le plan national, comme l'augmentation du nombre d'emplois aidés".

Les emplois aidés sont, comme les postes de fonctionnaires, financés en grande partie par de l'argent public, le salaire et les cotisations sociales pouvant être pris en charge jusqu'à 90% par l'Etat. Ces postes permettent notamment à une école, une commune, une association, une maison de retraite, d'embaucher un chômeur à temps partiel. Mais à la différence d'un fonctionnaire, la personne a un statut précaire, elle est embauchée le plus souvent à durée déterminée et le contrat ne dure souvent qu'une année scolaire.

D'après agence

le 04 janvier 2009 à 16:36
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11 Commentaires

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  • Patrick, le 04/01/2009 à 22h07

    Clementine, plus de fonctionnaires ne veut pas dire un meilleur service publique. Il suffit de comparer les chiffres avec d autres pays Europeens - surtout en ce qui concerne l education nationale. De plus je trouve choquant que certains fonctionnaires abusent le principe de l emploi a vie pour profiter d arret maladie a repetition etc

  • Remi83, le 04/01/2009 à 21h24

    A Clémentine de Marseille. La qualité du service public, c'est très bien et tout le monde en demande. Seulement cela a un coût. Pour pouvoir s'offrir des services, il faut pouvoir les financer et pour les financer, il faut créer de la richesse. Il est moralement injustifiable de faire financer par nos descendants les services qui nous sont rendus aujourd'hui. Adaptons donc nos services publics à la richesse que nous sommes capables de générer et ne vivons pas à crédit. Sinon, cela revient à défendre des intérêts catégoriels et certainement pas l'intérêt collectif.

  • Brigitte, le 04/01/2009 à 20h57

    Ce n'est pas en créant des emplois précaires que le gouvernement va relancer l'économie..... Les banques ne prêteront pas à ces personnes-là pour l'acquisition d'un logement.

  • Francois, le 04/01/2009 à 20h48

    C'est vrai qu'il vaut mieux payer à ne rien faire des gens en surnombre. Ou alors c'est peut-être la solution au chomage: pour l'éliminer, "y a qu'a" embaucher tous les chomeurs et en faire des focntionnaires. Et si l'état n'a pas assez d'argent, ce n'est pas bien grave, il suffit d'augmenter indéfiniment les impôts...

  • Flo, le 04/01/2009 à 20h37

    Comme il a raison. Lui non plus sans doute ne sera le ministre "du renoncement national".. Au moins sera t il peut etre le sous ministre de l'erreur monumental. la fonction publique sans doute croit il que ce n'est que des profs de fac et des agents des impots..mais c'est aussi des medecins, des instits, des proviseurs, des flics, des agents des douanes, des juges (ah les juges cheres a Mme "nouvelle nee" Dati) et j'en passe. Faire des economies sur le dos de la sante, de l'avenir des enfants, de la justice.. tout ceci n'est pas tres coherent si on veut etre moderne.

  • David, le 04/01/2009 à 20h25

    Bien, continuons à réformer ce vieux pays!

  • Laurent, le 04/01/2009 à 20h12

    Il est temps de réagir face à l'immobilisme qui a prévalu jusqu'à aujourd'hui. Le temps pourrait venir ou les salaires des fonctionnaires ne seront plus payés, ce qui aggraverait bien plus surement leur situation. L'Etat n'a plus (et encore moins en 2009...) les moyens des ambitions de certains français. Le Service Public n'en pâtira pas si les départs s'accompagnent d'une amélioration des principes de fonctionnement (et une simplification) que nous attendons tous depuis des lustres.

  • Ludo, le 04/01/2009 à 19h51

    Quand je rentre dans un "service public", je ne vois JAMAIS toutes les personnes présentes actives. j'entends par active au moins debout une feuille à la main. donc pourquoi garder autant de monde ??? merci M. le président continuez la france qui travaille est derrière vous

  • ZAZIE, le 04/01/2009 à 19h19

    Ycompris . suppressions d'une quinzaine de ministres, secrétaires d'Etat, de députés,sénateurs, sans oublier les haut fonctionnaires " à méditer il faut restreindre le train de vie de tous ces gens "

  • Jean, le 04/01/2009 à 18h55

    Démantèlement du service public ??? Que de grands mots ! Il y a pléthore de personnels et de moyens dans l'éducation nationale pour un résultat qui n'est malheureusement pas à la hauteur des enjeux . Vous souvenez vous quand Jospin avouait lui-même être incapable de savoir quel était le nombre de personnels du ministère de l'éducation et dans l'éducation nationale ??

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