"Sarkozy, écoute la rue sinon..."

Par D'après agences, le 30 janvier 2009 à 11h26 , mis à jour le 30 janvier 2009 à 22h30

Les syndicats français appellent le gouvernement à entendre les revendications des manifestants sous peine de s'exposer à d'autres mouvements revendicatifs.

SarkozySarkozy à Strasbourg © LCI

Après les importantes manifestations de jeudi, les syndicats français ont appelé le gouvernement à entendre les revendications des salariés sous peine de s'exposer à d'autres mouvements revendicatifs. Un à 2,5 millions de personnes, selon les sources, ont manifesté jeudi en France, tantôt pour dénoncer la politique de Nicolas Sarkozy, tantôt pour demander une réponse sociale face à la crise.
 
Pour Jean-Christophe Le Duigou, un des dirigeants de la CGT, "le succès des manifestations d'hier est indiscutable". "Au-delà des querelles de chiffres, c'est l'une des plus fortes journées interprofessionnelles depuis des décennies", a-t-il estimé sur RFI. Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière, a estimé de son côté que cette "journée très réussie" devait être interprétée par le gouvernement comme une mise en garde. "Hier, il y avait deux millions de personnes avec nous. Le gouvernement et le président de la République devraient faire attention. C'est quelque chose de très important", a-t-il déclaré sur LCI. Il a invité Nicolas Sarkozy à profiter de la rencontre prévue prochainement avec les syndicats et le patronat pour faire des propositions concrètes.
 
Les réformes et les méthodes
 
Le chef de l'Etat a fait savoir jeudi soir qu'il recevrait les représentants syndicaux en février "afin de convenir du programme de réformes à conduire en 2009 et des méthodes pour les mener à bien". Aucune date précise n'a été fixée. "S'il écoute et qu'il entend, il doit modifier l'analyse des pouvoirs publics sur la nature de la politique économique face à la crise", a déclaré Jean-Claude Mailly, rappelant que les trois axes de revendications étaient l'emploi, le pouvoir d'achat et le service public.
   
Pour Jean-Christophe Le Duigou, l'urgence n'est pas de "fixer l'agenda mais de discuter du contenu des réformes". "Je crois que le gouvernement et le patronat ne pourront pas tenir bien longtemps sur l'absence de discussions sur le contenu des réformes", a-t-il dit, menaçant de donner des suites à la mobilisation de jeudi. "Un mouvement de cette ampleur est une bonne base pour construire un mouvement revendicatif plus long dans le temps", a-t-il dit. Jean-Claude Mailly a toutefois tenu à modérer le message, affirmant que les syndicats n'étaient pas "dans l'esprit de manifester toutes les semaines".
 
Invité de RTL, Raymond Soubie, conseiller de Nicolas Sarkozy sur les affaires sociales, a déclaré que la rencontre avec les syndicats ne serait pas seulement "une réunion d'agenda comme l'a dit Bernard Thibault", secrétaire général de la CGT. "Il s'agit d'examiner le programme de réformes et le train de mesures pour l'année 2009 et les méthodes pour les traiter", a-t-il déclaré. Raymond Soubie a redit, à l'unisson de plusieurs membres du gouvernement et de la majorité, que Nicolas Sarkozy maintiendrait le cap des réformes. "Il faut que l'actuel plan de relance se déploie et produise ses effets." Jugeant la mobilisation de jeudi "importante", Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, a pour sa part soutenu que la majorité n'était pas sourde aux revendications des manifestations.
 

Par D'après agences le 30 janvier 2009 à 11:26
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9 Commentaires

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  • Max, le 30/01/2009 à 16h44

    Pou la greve de jeudi si on enlève les fonctionnaires il reste plus grand monde dans la rue...

  • Mickey34, le 30/01/2009 à 16h37

    Il faut augmenter les salaires de deux cents euros et non de deux euros commes ils aiment le faire el la prime ala casse de deux mille cinq cent euros comme en allemagne la sa serait du concret et non du bla bla

  • Claude, le 30/01/2009 à 16h27

    Cette réunion ne sera en définitive qu'un dialogue de sourds,de la poudre aux yeux de la part du gouvernement,!!!!

  • Marc, le 30/01/2009 à 16h14

    Ce n'est pas aux syndicats de diriger la France, c'est au gouvernement élu pour réformer. Marc

  • Claude, le 30/01/2009 à 16h09

    Beaucoup ne demandent pas la lune , mais quand ils voient les milliards injectés et que eux galérent , ils ont de quoi s'interroger ?. Est ce que les réformes vont donner indirectement du pouvoir d'achat pour certains ? , parce que il faut bien le dire il doit exister une majorité de Français qui ont de quoi vivre , pas des millions ! mais qui finissent les fins de mois sans problème , ce qui devrait être le cas pour tout le monde , sans pour autant démunir ceux qui se sont" débrouillés... gérés " pour gagner leur vie , c'est là que cela deviendrait injuste .

  • RÉGIS, le 30/01/2009 à 16h09

    La crise est mondiale, mais la grève est typiquement française...ça gueule toujours contre le gouvernement, mais ça ne propose pas grand chose et ça s'oppose à toute réforme...

  • Prénium, le 30/01/2009 à 15h33

    Comment peut-on vivre avec un salaire de 1000? sachant que la moitié part déja dans le loyer d'un studio??? Au lieu de progresser au fil des années améliorer notre niveau de vie, c'est tout le contraire que la majorité des français vivent en ce moment..... La seule façon de se faire entendre, puisque le gouvernement adore faire l'autruche, est de continuer les manifestations jusqu'au bout pour qu'il y est un peu plus d'égalité dans ce pays "libres et égaux" Si Sarkozy à une vague idée de cette signification!!!!!!!

  • Oli, le 30/01/2009 à 15h20

    La culture de la negociation en France est proche de zero. Il est quand meme incroyable que pour mettre la pression sur le gouvernement avant que le conflit n'eclate, les syndicats utilisent systematiquement la bombe atomique (la greve). Quelles armes restent a disposition une fois le spectacle termine? Aucune, car a a part la greve, les syndicats ne peuvent rien faire. C'est la tout le probleme du syndicalisme francais!

  • Avenir, le 30/01/2009 à 11h54

    Sinon, les 19 millions d'actifs n'ayant pas fait grève vont eux aussi descendre dans la rue pour défendre leurs droits de travailler...

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