Plus pour les éleveurs, moins pour les céréaliers

le 23 février 2009 à 17h29 , mis à jour le 23 février 2009 à 23h23

Michel Barnier a annoncé lundi que près de 1,4 milliard d'euros serait réorientés à partir de 2010 pour aider les productions agricoles en difficulté.

Michel Barnier Michel Barnier le 5 juin 2008 sur LCI © TF1/LCI

Le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, a annoncé lundi que près de 1,4 milliard d'euros d'aides agricoles européennes seraient réorientées en 2010 en France. Les principaux contributeurs seront les céréaliers et les bénéficiaires seront l'élevage à l'herbe, les éleveurs caprins et ovins, l'agriculture biologique ou celle de montagne. Des outils de couverture des risques climatiques et sanitaires vont également être mis en place pour un montant de 140 millions d'euros.

"Nous aurons au total une politique européenne agricole plus solidaire en France avec des aides plus équilibrées", a dit Michel Barnier lors d'une conférence de presse de présentation des mesures décidées par la France dans le cadre du "bilan de santé" de la politique agricole commune (PAC). La somme réorientée correspond à 18% des aides directes reçues par les agriculteurs, a-t-il précisé. L'élevage à l'herbe recevra 940 millions d'euros d'aides supplémentaires et l'élevage ovin et caprin 135 millions. Pour ces derniers, "cela correspond au doublement des aides et des revenus", a dit Michel Barnier. L'agriculture biologique recevra 50 millions d'euros, la production laitière de montagne 45 millions et la production de protéines végétales 40 millions.

"La bataille va être difficile"

L'agriculture française reçoit 10 milliards d'euros d'aides européennes par an, dont 9 au titre des soutiens économiques directs (le "premier pilier" de la PAC) et un pour le développement rural et l'environnement ("deuxième pilier"). Les céréaliers bénéficient aujourd'hui des deux-tiers environ de ces aides. Le redéploiement prévu en 2010 "est possible par une contribution importante mais raisonnable du secteur des grandes cultures", a souligné Michel Barnier, et il s'inscrit dans le cadre des négociations futures de la PAC. "La bataille va être très difficile sur le budget européen à partir de maintenant et en 2010 lorsque la nouvelle Commission européenne présentera ses propositions budgétaires pour 2013-2020", a déclaré le ministre de l'Agriculture. "On ne maintient pas une politique aussi importante par souci de conservatisme ou parce qu'elle existe, on la soutient parce qu'elle est utile, nécessaire, vitale", a-t-il ajouté. "Tout le mouvement que nous amplifions vers le développement durable s'accompagne de ce souci de légitimité."

Le président du premier syndicat agricole, la FNSEA, a accueilli plutôt favorablement ces décisions. "Il y a des choses qui vont dans le bons sens et qui répondent à des attentes de notre part", a dit Jean-Michel Lemétayer à la presse. "J'ai toujours dit que nous étions d'accord pour que les lignes bougent", a-t-il poursuivi, tout en demandant qu'un bilan de santé de l'agriculture française soit effectué en 2010. "On a des points de convergence quand il s'agit de préparer 2013 et de légitimer la politique agricole de l'après-2013", a-t-il ajouté.

le 23 février 2009 à 17:29
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1 Commentaires

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  • Puma, le 30/09/2009 à 14h42

    Les revenus des cerealiers vont fortement chuter . dans ma region ou les rendements en ble sont de 50 qx c,est une veritable catastrophe.

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