Les manifestants à Paris, le 29 janvier 2009 © LCI 
2,6 milliards d'euros de mesures sociales : le détail
Huit fédérations syndicales ont confirmé lundi une nouvelle journée de grèves et de manifestations le 19 mars en France pour obtenir des gestes supplémentaires du gouvernement et du patronat. Avec 2,6 milliards d'euros de mesures annoncées la semaine dernière, l'Etat commence à bouger, jugent-elles, et une mobilisation comme celle du 29 janvier permettra d'obtenir plus. "C'est par ce rapport de forces, cette mobilisation, que nous obtiendrons de nouvelles mesures pour sortir de la crise", a dit à la presse la numéro 2 de la CGT, Maryse Dumas, après près de trois heures de réunion intersyndicale au siège de la CFTC. Un à 2,5 millions de personnes avaient manifesté lors de la première journée d'action unitaire, à la suite de laquelle Nicolas Sarkozy a convoqué le sommet social de mercredi dernier.
Mais pour les syndicats, les mesures annoncées "sont trop parcellaires et ne permettent pas de répondre à l'ampleur de la crise économique", a dit Gabrielle Simon, de la CFTC. Face à la crise, les syndicats réclament une hausse du salaire minimum, le maintien du nombre de fonctionnaires et la suppression de la loi abaissant le niveau du 'bouclier fiscal' et exonérant les heures supplémentaires de charges. "Nous espérons que la mobilisation sera très forte et permettra d'atteindre ces objectifs", a ajouté Gabrielle Simon. Maryse Dumas a critiqué le "verbiage" de Nicolas Sarkozy sur la refondation du capitalisme et le partage des profits. "En fait, il ne prend pas les mesures concrètes qui permettraient d'aller dans le sens de ce qu'il dit vouloir faire." Quant à l'opposition du Medef sur la hausse des salaires, une forte mobilisation "est le seul moyen d'obtenir des mesures de justice sociale", a-t-elle ajouté.
Avant le 19 mars, il y aura une autre manifestation. Le syndicat étudiant Unef appelle à une journée de mobilisation dans les universités le 5 mars en France pour maintenir la pression sur le gouvernement, a annoncé lundi son président Jean-Baptiste Prévost. Les enseignants-chercheurs, soutenus par les étudiants, protestent depuis plus d'un mois contre la réforme de leur statut décidée par le gouvernement. L'Unef réclame également des mesures pour "lutter contre la précarité des étudiants".
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