Brève escale pour Yves Jégo en Martinique

le 12 février 2009 à 17h12 , mis à jour le 12 février 2009 à 17h35

Après la Guadeloupe, le secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer devait rencontrer jeudi le collectif porteur des revendications "contre la vie chère et pour l'emploi".

Yves Jégo Matignon GuadeloupeYves Jégo au sortir de Matignon, après une réunion sur la Guadeloupe, le 9 février 2009. © TF1/LCI

Vingt-trois jours que la grève générale dure en Guadeloupe, huit en Martinique, sans pour autant qu'apparaisse le moindre signe d'apaisement, et ce, malgré les négociations menées tous azimuts par le secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer et ses deux médiateurs. Jeudi, Yves Jégo, est arrivé dans la nuit à Fort-de-France, alors que les deux médiateurs qui l'accompagnent depuis mardi sont restés en Guadeloupe pour négocier avec le patronat et le comité gréviste LKP. Au programme du ministre en Martinique, "de l'écoute, de l'écoute, de l'écoute", a-t-il dit avant de rencontrer à la préfecture le "collectif du 5 février", où sont représentés les 13 syndicats porteurs des revendications "contre la vie chère et pour l'emploi".

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Le secrétaire d'Etat devait ensuite s'envoler en fin de journée pour Paris, où il doit faire vendredi matin une communication au Conseil des ministres. Ensuite, "je reviendrai dès qu'il le faudra pour apporter des réponses", a-t-il précisé sur Europe 1, notant que "le collectif des revendications de la Martinique est moins bien organisé que celui de Guadeloupe".

Polémique après les déclarations d'un riche entrepreneur

Outre la grève, la Martinique est touchée par une polémique entre communautés, après la diffusion d'un reportage de Canal + dans lequel un riche entrepreneur de la minorité békée, Alain Huygues-Despointes, expliquait "vouloir préserver sa race". Signe de la tension, le préfet de Martinique, Ange Mancini, qui préside les négociations sur la grève, a annoncé mercredi qu'il quittait son logement appartenant à la famille de Alain Huygues-Despointes.

Pendant ce temps-là, en Guadeloupe, le collectif LKP a durci sa mobilisation avec l'entrée en grève, mercredi soir, des personnels chargés de l'avitaillement pétrolier à l'aéroport international de Pointe-à-Pitre. La préfecture a aussitôt procédé à la réquisition d'une partie d'entre eux pour assurer l'avitaillement en kérosène des avions. Les grévistes ont parallèlement tenté de rallier artisans et petits patrons. A la préfecture de Basse-Terre, les discussions séparées avec le patronat et le comité LKP devaient se poursuivre avec une réunion entre une délégation de six dirigeants du LKP et les deux médiateurs du gouvernement, Jean Bessière et Serge Lopez, avant de tenter, dans un délai non précisé, de tenir une réunion rassemblant patronat et LKP.

(D'après agence)

le 12 février 2009 à 17:12
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