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Le président du Medef guadeloupéen s'explique sur LCI
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Yves Jégo |
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01:20 18:40 |
La journée de samedi s'annonce cruciale en Guadeloupe. Les grévistes du LKP, qui paralysent l'île depuis le 20 janvier pourraient décider, "en fonction de l'avancée des négociations" de "l'attitude à tenir"... En clair, de poursuivre ou d'arrêter le mouvement. "Pour l'instant, il n'y a rien de neuf", a déclaré Rosan Mounien, un membre du LKP, lors d'une suspension de séance vendredi soir.
Tout reste donc possible, d'autant que l'accord signé jeudi divise toujours. Le LKP considère que "la négociation sur les salaires est terminée", et ce même si les organisations patronales majoritaires dont le Medef ne le reconnaissent toujours pas. Willy Angèle, président de l'antenne guadeloupéenne du Medef, a affirmé vouloir négocier sur sa propre proposition, "sur la table depuis lundi". "Je ne peux pas concevoir que l'on puisse nous imposer d'appliquer un accord qui ne concerne même pas 5% des salariés de l'île", a-t-il expliqué samedi sur France Info. Le patron des patrons guadeloupéens s'est dit d'accord pour négocier un accord interprofessionnel "sur une base majoritaire". Il exprimait aussi, ce faisant, la position d'organisations patronales - CGPME, UPA, transports, BTP, tourisme et industrie notamment - qui affirment représenter 90% des salariés guadeloupéens.
Engagements par écrit de l'Etat
De son côté, le LKP affirme avoir saisi le ministère du Travail pour "une procédure d'extension" de l'accord aux secteurs non signataires. Le LKP attend aussi "les engagements par écrit de l'Etat" sur sa quote-part - 100 euros sur les 200 d'augmentation négociés pour les bas salaires -, qui doivent arriver "dans le courant de la semaine". D'autres avancées ont eu lieu dans la nuit : le LKP a notamment obtenu le gel des loyers pour 2009, l'augmentation de l'allocation logement et la création d'un "observatoire du logement" pour empêcher la "prolifération des expulsions". La baisse du prix de l'essence et celle d'une liste de produits de première nécessité - comme cela a été déjà été fait en Martinique - devaient également être sur la table. Les négociations de samedi porteront elles sur le tarif de l'eau et des transports.
A la Martinique, entrée dans la grève le 5 février, et qui avait basculé dans la violence depuis deux nuits, la situation semblait apaisée vendredi soir. Les rues de Fort-de-France ont été particulièrement calmes après l'appel à ne pas sortir de chez soi après 19 heures lancé par le préfet. Le président du conseil général, Claude Lise (app-PS), espère "une issue favorable" samedi aux négociations sur les prix et les salaires. Pour les salaires, a-t-il rapporté, "la négociation a beaucoup progressé. Nous en sommes arrivés au maximum, à 247 euros". Le Collectif du 5 février en réclame 250. L'issue semble donc très proche.
D'après agence
| Six gardes à vue dans l'enquête sur la mort de Jacques Bino |
Jacques Bino, membre du collectif LKP, avait été abattu le 18 février à Pointe-à-Pitre, alors qu'il revenait en voiture d'un piquet de grève. Six personnes, dont l'une s'est présentée d'elle-même aux enquêteurs, ont été placées vendredi en garde à vue dans l'enquête sur sa mort. Le procureur a évoqué "des éléments concordants, multiples et sérieux" contre les gardés à vue, en précisant qu'il s'agissait de Guadeloupéens. |
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