La détente se confirme sur le front de la grève

le 04 février 2009 à 09h18 , mis à jour le 04 février 2009 à 21h51

Alors que toutes les stations-services de l'île devaient rouvrir mercredi, mettant fin à la pénurie de carburant, Yves Jégo annonce un accord sur la baisse des prix de grande consommation.

Automobilistes dans une sattion-services en Guadeloupe (4 février 2009)Automobilistes dans une sattion-services en Guadeloupe (4 février 2009) © TF1/LCI

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L'annonce d'Yves Jégo sur RTL
 

Deux semaines après le début de la grève générale, une amorce de retour à la normale est nettement perceptible en Guadeloupe, alors qu'Yves Jégo poursuit sa mission de médiation. Magasins, supermarchés et écoles restent pour la plupart fermés et l'approvisionnement est difficile dans ce département où quasiment tout est importé. Les transports ne fonctionnent toujours pas et les particuliers ne peuvent plus se déplacer. L'économie, dont le tourisme, est touchée de plein fouet. Mais déjà, un certain nombre de pompes à essence ont commencé à rouvrir après l'accord entre le secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer et les gérants de stations-services, tout comme deux hypermarchés et un grand nombre de boutiques et magasins. Mercredi, c'est l'ensemble des stations-services de l'île qui devaient rouvrir. Parallèlement, le recteur d'académie de la Guadeloupe, Laurent Dever, a invité mardi "élèves, personnels enseignants et administratifs" à rejoindre jeudi leurs établissements scolaires, qui étaient fermés depuis le 20 janvier.

Fort de ces premières avancées, Yves Jégo s'attaque désormais à la longue liste des revendications des protestataires. Il a ainsi annoncé mercredi avoir obtenu "un engagement clair, chiffré" des responsables de la grande distribution de l'île pour une baisse de 10% d'une liste de 100 produits de première nécessité. Se félicitant de ce "premier geste" obtenu "après trois jours de négociations", le secrétaire d'Etat, interrogé sur RTL depuis la Guadeloupe, a dit espérer "qu'après l'alimentaire, ce seront les banques" qui baisseront leur tarifs. "Je leur ai demandé de faire un même effort", a-t-il assuré. Il a aussi évoqué "des engagements, j'espère, du patronat pour augmenter les salaires". Tout en reconnaissant que "tout ceci méritera encore beaucoup de travail pendant de longues journées. Nous sommes sur la politique des petits pas".

"On a un problème de redistribution en Guadeloupe"

Quelques heures plus tôt, il avait promis "une pression très forte" sur le patronat pour que s'ouvrent des négociations salariales. "Il y a quelques grandes entreprises qui doivent comprendre (...) qu'il faut faire partager les fruits du progrès. On a un problème de redistribution en Guadeloupe", avait-il déclaré sur LCI, en appelant également à l'émergence sur l'île d'une "culture de dialogue social". Le "Comité contre l'exploitation outrancière" (LKP), qui anime la grève depuis le 20 janvier, réclame notamment une hausse du salaire minimum de 200 euros.

Des annonces tranchant avec la discrétion dont Yves Jégo avait jusqu'alors entouré ses efforts de conciliation. Il ne s'est plus directement adressé aux Guadeloupéens depuis l'intervention radiotélévisée de dimanche dans laquelle il annonçait son "installation en Guadeloupe durant le temps qu'il faudra". Et il a peu communiqué sur les médias locaux, à l'exception d'un entretien diffusé mardi par Radio Caraïbes Internationale dans lequel il a indiqué qu'il "découvre une Guadeloupe qu'il ne connaît pas". Une discrétion qui semble pour l'heure lui réussir. Mercredi, le secrétaire d'Etat a rencontré le LKP pour la première fois. La réunion devait permettre, selon le cabinet d'Yves Jégo, "d'engager des discussions en préalable à l'ouverture de négociations quadripartites" réunissant Etat, LKP, patronat et collectivités territoriales.

Avec agences

le 04 février 2009 à 09:18
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8 Commentaires

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  • David 972, le 04/02/2009 à 13h31

    Ceux qui ne sont jamais venues aux Antilles ne peuvent pas comprendre : les 16 yaourts Daone à 7.25 Eur, l'huile ISIO 4 à 3.99 Eur,...voilà la réalité....et on ne mange pas que des bananes (pourtant excellentes !)...je suis un fonctionnaire métro installé en Martinique, on a bien les 40% de vie chère, ceux qui sont jaloux ; rentrer dans la fonction publique (mais oubliez les primes d'intéressement, les 13 voire 14ème mois,....)...

  • Jack, le 04/02/2009 à 12h05

    Voila un exemple que la métropole devrait suivre.Tout le monde fait grève privé et public. La métropole gémit mais quand il s'agit de passerà l'action les salariès du privé (puisqu'il parrait que ce ne sont que les fonctionnaires qui font grève) n'ont pas le courage de descendre dans la rue. A la vue des résultats que la Guadeloupe va obtenir, vous pourrez remarquer que l'on peut faire revenir le gouvernement sur ses certitudes

  • RobertS35, le 04/02/2009 à 11h25

    Detoute évidence, le jour où les grandes surfaces reduiront leurs marges arrières et continueront de profiter du soi-disant octroit de mer, cela arragera peut-être le portefeuille des antillais. Les grandes surfaces se permettent d'agrandir leurs suraces de vente tous les 2 ou 3 ans grace à des benefices extraordinaires. Pourquoi un simple fromage est-il vendu 2,7 fois plus cher en Guadeloupe ? Même les produits locaux sont plus chers qu'en metropole. Le gouvernement a toujours fermé les yeux sur ces pratiques. Quand à dire que les antillais sont des assistés, cela me fait doucement rigoler ! Comment pouvoir s'en sortir avec des tarifs aussi scandaleux ?? Après avoir vecu 10 ans en Guadeloupe, j'ai préferé quitter l'ile ne serait-ce qu'à cause de l'inflation et des conditions de vie desastreuse, en ayant, quelques 10 personnes qui se partagent les richesses des antilles. Ah, la politique..... !

  • Claude, le 04/02/2009 à 10h57

    Heureusement pour les Antillais que la métropole est là pour financer et assister,et leur acheter leurs bananes au prix fort! Ils ne sont pas particulièrement avenants et gentils avec les touristes,ce qui leur fait beaucoup de tort,j'en ai fait personnellement l'expérience en Guadeloupe et en Martinique....

  • Dom 97, le 04/02/2009 à 10h49

    Pour cricri: ce qui n'est pas normal c'est qu'aux Antilles les prix soient beaucoup plus élevés que dans le reste de la France. La très faible concurrence liée à l'insularité n'y est pas pour rien. Il est sain que les pouvoirs publics y mettent un frein.

  • Un antillais, le 04/02/2009 à 10h34

    Il ne faut pas comparer ce qui n'est pas comparable. Malgré l'augmentation que subit la métropole, les tarifs resteront toujours plus attractifs. Il faut compter d'une manière générale 1,5Fois le prix en métropole pour obtenir un prix aux antilles, sachant que le SMIC est identique pour les deux. Donc au final, il y a une réelle différence. Maintenant, quand on constate que les fonctionnaires bénéficient d'une "prime vie chère" égale à 40% de leur salaire basée sur le même barême qu'en métropole, et que le SMICARD n'a aucune prime ... C'est là où il est considéré qu'il y a des inégalités. La vie n'est pas forcément meilleure au soleil ! ;)

  • Alain, le 04/02/2009 à 10h16

    Pourquoi n'est-ce pas normal mon cher cricri? Contrairement aux français de métropole qui ne font que râler sans jamais avoir le courage de se révolter, eux ont eu le courage de se battre... Tu veux des réductions de prix et des augmentations de salaire...? Eh bien prends ton courage à deux mains et fais comme eux !!!!

  • CRICRI, le 04/02/2009 à 09h45

    UNE CHOSE QUI N EST PAS NORMAL IL Y A PLUSIEURS FRANCE. LA GUADELOUPE OBTIENS DES REDUCTIONS DE PRIX ET LA METROPOLE OBTIENT QUE DES AUGMENTATIONS C EST UNE HONTE!!!!!!!!!!

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