Des gendarmes font face aux manifestants à la Guadeloupe. © TF1/LCI
Les actes violents se sont multiplés dans la nuit de mardi à mercredi en Guadeloupe, dont des affrontements entre des jeunes et la police, selon plusieurs sources, tandis que le collectif LKP a lancé "un appel au calme" sur la radio RCI en milieu de soirée. Tôt mercredi matin, sur Europe 1, le gouvernement a également "lancé un appel au calme" par la voix de son porte-parole, Luc Chatel.A Baie-Mahault, à 10 km de Pointe-à-Pitre, de violentes échauffourées ont opposé dès 19 heures locales une centaine de jeunes, se revndiquant du LKP sans en faire vraiment partie, à des gendarmes mobiles. Selon le maire de la ville, une centaine de jeunes étaient présents dans la zone commerciale de Destrelland. Certains, munis de fusils à pompe, ont tiré à balles réelles en direction de la police, a-t-il également indiqué. Trois gendarmes ont été légèrement blessés, a-t-il ajouté, sans pouvoir préciser la nature des blessures. Deux personnes ont été interpellées. Selon le maire, les jeunes ont même tiré sur l'hélicoptère qui amenait sur place le colonel de gendarmerie.
Par ailleurs, certains des magasins de la zone commerciale avaient été pillés, dont l'hypermarché Carrefour, appartenant au groupe martiniquais béké (créole blanc) Groupe Bernard Hayot (GBH). A Baillif (banlieue de Basse-Terre), la concession automobile Renault appartenant également à GBH, était aussi en feu mardi soir. Trois escadrons étaient sur place, soit environ 200 hommes. Les échauffourées se poursuivaient toujours à 23h locales.
"Renforcer la mobilisation"
Même scénario à Pointe-à-Pitre, où trois policiers ont été légèrement blessés par arme à feu dans la cité Henri IV de Pointe-à-Pitre, où ils avaient été appelés pour une intervention. A Dugazon, un quartier des Abymes dans la banlieue de Pointe-à-Pitre, un magasin de pneus et un atelier de réparations automobiles rapides, là encore propriétés de GBH, a été entièrement détruit par un incendie mardi soir.
De son côté, le leader du LKP (collectif des opposants), Elie Domota a lancé sur la radio RCI un appel au calme, en créole: "ne mettez pas votre vie en danger, ne mettez pas la vie des autres en danger". "Ne répondez pas à la provocation", a-t-il lancé aux jeunes, demandant dans le même temps au préfet de "retirer ses gendarmes".
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Toutefois, sur RFO Télé-Guadeloupe, le leader du LKP a appelé les manifestants à poursuivre les barrages sur les routes et à "renforcer la mobilisation", affirmant que "plus il y a de Guadeloupéens sur les routes, plus Sarkozy, Fillon et consorts comprendront qu'il faut satisfaire nos revendications".
| Signature d'un accord sur la baisse des prix à la Martinique |
Le "collectif du 5 février contre la vie chère et pour l'emploi" et les représentants de la grande distribution de la Martinique sont parvenus, mardi soir, à un accord sur la notion de produit de Ils ont signé "un avenant au protocole d'accord du 10 février sur la baisse de 20% du prix de 100 produits de première nécessité" qui constitue le premier point de la plateforme revendicative des grévistes. La signature de cet accord a été obtenue grâce à la médiation des parlementaires et des représentants des collectivités locales, lors d'une réunion avec la grande distribution mardi matin en préfecture. Les négociations doivent reprendre mercredi à 10 heures locales (15 hures à Paris) en préfecture sur le second point de la plateforme revendicative. Il porte sur la baisse des prix des services (eau, gaz, loyer, téléphone, internet, pièces détachées véhicules etc...). |
(D'après agence)
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