Le dialogue reprend

le 20 février 2009 à 07h24 , mis à jour le 20 février 2009 à 22h58

Au lendemain des propositions faites par Nicolas Sarkozy, les négociations ont repris vendredi. Le LKP continue de réclamer une hausse de 200 euros pour les bas salaires.

Elie Domota, leader du LKP Elie Domota, leader du LKP © LCI

Les annonces ont été entendues, mais les grévistes maintiennent le mot d'ordre. Petite avancée cependant, le LKP a accepté de reprendre, vendredi après-midi, les négociations officiellement interrompues depuis une semaine en Guadeloupe. Elie Domota, le porte-parole du collectif LKP, a déclaré qu'il s'y rendait pour "trouver un accord sur la base du préaccord du 8 février". Ce préaccord prévoyait, selon le collectif de grévistes, une hausse de 200 euros pour les bas salaires, compensée par un allègement de charges patronales de 108 millions d'euros à la charge de l'Etat.

Des revendications semble-t-il assez proches de ce qu'a annoncé Nicolas Sarkozy jeudi soir. Le président français a en effet promis un effort de 580 millions d'euros pour l'Outre-mer, dont une bonne partie sous la forme d'une majoration du Revenu de solidarité active dans les DOM. C'est par ce biais que le gouvernement, qui doit encore convaincre le patronat d'effectuer sa part de l'effort, entend permettre une hausse de presque 200 euros des bas salaires. En cas d'accord, la mesure concernera quelque 45.000 Guadeloupéens. 

"Que le patronat fasse des propositions"

Outre une majoration du RSA ainsi que l'ouverture d'"états généraux" de l'Outre-mer, Nicolas Sarkozy a proposé des exonérations de charges pour les entreprises qui verseraient une prime mensuelle aux plus bas salaires. Car comme l'a répété François Fillon vendredi après-midi à l'issue du premier conseil interministériel de l'Outre-mer, "le gouvernement ne peut pas se substituer aux entreprises" (lire la vidéo). "J'attends maintenant que le patronat accepte les propositions et fasse des propositions d'augmentation de salaires", a déclaré le Premier ministre. Chacun doit maintenant saisir les propositions faites "avec esprit d'ouverture et de bonne volonté, pour trouver un accord qui garantisse à la fois le développement économique de la Guadeloupe et la justice sociale pour les Guadeloupéens", a-t-il dit, ajoutant que le gouvernement avait "sa feuille de route" et qu'il était "désormais prêt à travailler avec tous ceux qui sont soucieux de l'avenir de l'Outre-mer".

Sur place, un calme précaire régnait sur l'île vendredi après une nuit et une matinée où les forces de l'ordre n'ont recensé ni pillages ni affrontements, même si plusieurs barrages routiers persistaient. Malgré la reprise des négociations, la sortie de crise est loin d'être acquise, dans un climat de méfiance des syndicats, qui n'ont pour l'instant pas appelé à la reprise du travail afin de maintenir la pression.

(D'après agence)

le 20 février 2009 à 07:24
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience