© TF1/LCiLe collectif LKP a appelé lundi à un durcissement de la grève en Guadeloupe, où les négociations salariales entre les syndicats, le patronat et l'Etat ont été suspendues sur un nouveau constat d'échec.
Les protagonistes s'étaient retrouvés au port autonome de Pointe-à-Pitre pour reprendre les discussions interrompues vendredi et se sont séparés après neuf heures de pourparlers sans avoir trouvé d'accord. Ils doivent à nouveau se réunir mardi à 11h locales (16h, heure de Paris), a fait savoir la préfecture de région. Malgré les efforts des médiateurs de l'Etat qui ont rencontré les parties séparément durant tout le week-end, les positions du LKP et du Medef semblaient demeurer très éloignées. Le collectif contre l'exploitation réclame une revalorisation de 200 euros nets des bas salaires quand le patronat n'en proposait jusqu'à lors que 50. Lundi, l'Union des chefs d'entreprise de Guadeloupe (UCEG) a suggéré que cette augmentation de 200 euros intervienne en deux temps et que la charge soit partagée entre les entreprises, les collectivités et l'Etat. Elle a suggéré une revalorisation salariale de 100 euros financé à part égale par les entreprises et les collectivités locales, sous forme de prêt.
Domota s'en prend au Medef
Les présidents socialistes du conseil général Jacques Gillot et du conseil régional Victorin Lurel ont assisté à la réunion mais n'ont pas réagi immédiatement à cette proposition. L'UCEG a ensuite évoqué une suspension pour trois des cotisations sociales (CSG et RDS) afin d'obtenir, si l'Etat consent à adopter cette solution, un nouveau gain de 100 euros bénéficiant aux salariés. Selon le LKP, six organisations patronales largement majoritaires ont donné leur accord à ces propositions qui semblaient satisfaire le mouvement mais le Medef s'y est opposé. Le chef de file du collectif Elie Domota est sorti en colère de la réunion et a appelé à un durcissement du mouvement de la grève qui paralyse l'île depuis quatre semaines, "le seul langage qu'ils comprennent", a-t-il dit en référence au Medef. "On veut un engagement solennel et on ne va pas reprendre le travail", a-t-il prévenu.
Le LKP a ainsi annoncé la relance mardi de la grève générale. De nouveaux barrages ont été dressés dans la nuit de lundi à mardi. Mais Yves Jégo, secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, s'est dit mardi "optimiste" sur l'issue des négociations en Guadeloupe, estimant que l'on "s'approche" d'une "solution de sortie de bon niveau".
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