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> Maryse Dumas : "La balle est dans leur camp"
> Le détail du plan de relance du gouvernement
Ils se sont réunis durant un peu plus de deux heures. Avec un mot d'ordre : conserver l'unité du 29 janvier. Les huit fédérations syndicales ont finalement décidé lundi soir d'attendre et de menacer. D'attendre d'éventuels "gestes d'ouverture" de la part de Nicolas Sarkozy lors de son intervention dans l'émission spéciale "Face à la crise" jeudi soir (diffusée à la télévision, à la radio et sur LCI.fr dès 20h15 : lire notre article) ou quand il les recevra (dont la date -en février- n'aurait pas encore été fixée). Et d'attendre donc leur prochaine réunion, prévue le 9 février.
Forts du succès de la mobilisation de jeudi dernier, qu'ils ont souligné, les syndicats ont donc décidé d'afficher leur unité, de temporiser, mais de maintenir la pression, en menaçant d'autres actions si le gouvernement et le président n'entendent pas leurs revendications. "La balle est dans leur camp", a ainsi résumé lundi soir Maryse Dumas, n°2 de la CGT. "On attendra jeudi de voir ce que va décider Nicolas Sarkozy pour voir quelle mobilisation enclencher si nous ne sommes pas satisfaits", a renchéri Michèle Biaggi, représentante de FO.
En attendant donc, le communiqué commun appelle "les salariés et leur organisation à rester mobilisés et à s'appuyer sur la force de la journée du 29 janvier". Les syndicats exigent un second plan de relance axé sur la consommation (alors que le gouvernement a axé le sien sur la relance par l'investissement) et des mesures pour les salaires et l'emploi. Jusqu'à présent, le gouvernement a exclu tout changement de cap.
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