Station-service près d'Ajaccio, fermée faute de carburant (27 février 2009) © TF1/LCILa grève a été lancée jeudi au dépôt pétrolier d'Ajaccio et elle commence déjà à avoir des effets sévères. Les unes après les autres, les stations-service de la ville et des environs ont commencé à tomber à court de carburant. Le mouvement a été initié par le Syndicat des Travailleurs Corses (STC, nationaliste) qui proteste contre la mutation de l'un d'entre eux sur le continent.
"Le dépôt est opérationnel mais le seul camion qui s'est présenté a été dissuadé d'entrer par les personnes présentes devant la porte", a indiqué le responsable des dépôts pétroliers d'Ajaccio et Bastia. "Le président des dépôts pétroliers de Corse, François Vanverts, doit prendre l'avis des actionnaires sur la situation lundi", a-t-il ajouté. Conséquence : les quelques stations-service encore pourvues d'essence ont été prises d'assaut dès jeudi après-midi. Avec le risque que les pompes soient vides avant le week-end.
Des salariés déterminés
Dans l'immédiat, pas de perspective de déblocage de la situation à court terme : les salariés du dépôt pétrolier se disent déterminés à "durcir le conflit" tant qu'ils n'auront pas obtenu satisfaction. "Le dépôt est bloqué et le restera tant qu'il n'y aura pas de négociations, ce dont on n'a pas de nouvelles", a ainsi annoncé Thibault Culioli, du STC.
En outre, le mouvement pourrait avoir un impact, quoique plus limité, au-delà de la région d'Ajaccio. Car si la grève n'affecte que le dépôt pétrolier d'Ajaccio, "des camions ajacciens venus chargés à Bastia ont été bloqués par les chauffeurs bastiais solidaires de notre mouvement", a ajouté le syndicaliste. Une médiation est prévue lundi, selon la direction. Le STC a demandé à être reçu par le préfet de Corse, Stéphane Bouillon.
D'après agence
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