Image d'archives © TF1/LCI![]() |
| Le point sur la situation |
Les négociations quadripartites - LKP-patronat-collectivités territoriales-Etat - destinées à trouver une issue à la grève générale qui affecte la Guadeloupe depuis le 20 janvier, ont été suspendues vendredi soir et devaient reprendre dans la journée de samedi (heure locale).
Le Mouvement des entrepreneur de Guadeloupe (MEG), qui regroupe depuis une semaine l'ensemble des organisations patronales insulaires, avait peu auparavant formulé une proposition d'augmentation salariale, différenciée selon que les entreprises emploient moins ou plus de 20 salariés. Cette proposition a été initialement rejetée par le LKP, qui revendique une "augmentation de 200 euros nets mensuels pour tous". Ses dirigeants considèrent que "le patronat n'a pas mesuré l'ampleur du mouvement social".
A l'issue d'une longue suspension de séance et alors que l'échec semblait perceptible, LKP et patronat ont accepté la proposition d'un changement de la méthode de négociation employée depuis jeudi. "Nous nous enfermerons [samedi] à 26 personnes dans la préfecture et nous n'en sortirons que lorsque l'accord sera signé", a annoncé le secrétaire d'Etat chargé de l'Outremer, Yves Jégo. Ce dernier et les présidents des Conseils régional et général, Victorin Lurel et Jacques Gillot, joueront le rôle de médiateurs entre le patronat, qui a souhaité s'adjoindre des représentants de la grande distribution, et les syndicalistes du LKP en délégation réduite. Elle comptait, jusqu'à présent, 49 membres. Cette amorce de dialogue direct entre syndicats et patronat constitue, selon Yves Jégo, "un moment historique dans la vie de la Guadeloupe, où le dialogue va remplacer l'affrontement".
Carburants : décisions annoncées lundi
Vendredi après-midi, le secrétaire d'Etat avait obtenu une suspension de séance pour lui permettre de rencontrer les dirigeants locaux de la SARA (Société anonyme de la raffinerie des Antilles), la filiale de Total qui exerce un monopole de fait sur le raffinage et la distribution de carburants en Guadeloupe et Martinique. Yves Jégo n'a donné aucune indication sur la teneur de ses discussions avec la SARA, affirmant seulement que "nous annoncerons un certain nombre de décisions, dès lundi". Il a précisé qu'il s'agirait d'"une réponse chiffrée" répondant à la revendication du LKP d'une baisse du prix des carburants, "pour que l'activité reprenne".
Par ailleurs, la Martinique a connu vendredi son deuxième jour de grève générale pour protester, comme sa voisine, contre la vie chère. Des "opérations escargot" menées vers la préfecture où devait se tenir la réunion, ont provoqué de gigantesques embouteillages à Fort-de-France où quelques magasins avaient rouvert. Les transports étaient très perturbés et des écoles fermées.
(D'après agence)
Retour MYTF1

Chargement en cours...




