Laurence Parisot, présidente du Medef/image d'archives © LCIAux Etats-Unis, oui, en France, non merci. C'est en somme la réponse de Laurence Parisot à Barack Obama. Le président américain a annoncé mercredi le plafonnement à 500.000 dollars par an du salaire des dirigeants d'établissements financiers recevant des aides de l'Etat fédéral.
Une mauvaise idée pour Laurence Parisot qui s'est exprimée dans le quotidien La Tribune de jeudi. "C'est le risque que partent des hommes ou des femmes qui sont peut-être pour partie responsables du drame économique actuel. Mais qui sont aussi les plus compétents pour mettre en place les solutions", argue-t-elle.
"Il faut laisser à l'entreprise la liberté de fonctionner"
La dirigeante du Mouvement des entreprises de France dit craindre "un équivalent de nationalisations, dont l'histoire a prouvé qu'elles provoquaient toujours à moyen terme des formes de déclin économique". "Nous serions très inquiets si le gouvernement devenait pour autant chef d'entreprise lui-même. Il faut laisser à l'entreprise la liberté de fonctionner. C'est à cette condition qu'elle est créative et efficace", conclut-elle.
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