Quai de gare © LCI La grève est observée depuis lundi en alternance le matin de 7H25 à 8H20 et l'après-midi de 16H55 à 17H50. Juste assez pour paralyser le métro marseillais aux heures où il est le plus fréquenté. Un préavis de grève qui court jusqu'au 20 février. Raison de grogne : "Nous voulons un déroulement de carrière pour les conducteurs de rames et des mesures salariales immédiates", a déclaré Patrick Parra, délégué CFTC, réclamant aussi "la réhumanisation du métro avec le déploiement de personnel partout. C'est le seul moyen de rendre le métro plus sûr".
"Le conflit suit son cours", a indiqué mercredi à l'AFP Patrick Parra, en précisant que "la direction ne prend aucune initiative pour y mettre un terme, au contraire". "Nous avons eu hier (mardi) une réunion de concertation dans le cadre de l'alarme sociale publique CFDT où l'on a bien senti que la direction ne voulait rien régler", a-t-il ajouté.
La direction a indiqué avoir reçu la CFDT mais estime qu'il "n'y a aucune justification à mener des négociations intermédiaires" alors que les réunions des négociations annuelles obligatoires, prévues avant le mouvement de grève, doivent avoir lieu le 12 février. Elle a précisé qu'il n'y avait eu lundi aucun métro entre 7H25 et 8H20, que mardi, 50% des métros circulaient sur une ligne et que le trafic était "quasiment normal" sur l'autre ligne entre 16H55 et 17H50. Mercredi, la ligne 2 n'a pas fonctionné entre 7H25 et 8H20 tandis que la ligne 1 avait un trafic "quasi-normal", selon la direction.
Les usagers ont dû se rabattre sur les bus bondés qui circulaient en début de matinée. Et impossible, pour le moment, de prévoir quel sera le trafic dans les jours à venir : "Comme l'entreprise n'a pas fait d'accord de prévisibilité, elle est incapable aujourd'hui de dire à nos clients comment va se situer le service le lendemain ce qui est complètement hors-la-loi", a expliqué Patrick Parra.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




