Une nouvelle journée de mobilisation "après le 18 février"

le 08 février 2009 à 16h37 , mis à jour le 09 février 2009 à 09h55

Les syndicats doivent annoncer lundi "une journée de mobilisation", après le sommet social décidé par Nicolas Sarkozy, a déclaré Bernard Thibault.

Les manifestants à Paris, le 29 janvier 2009Les manifestants à Paris, le 29 janvier 2009 © LCI

Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, l'a déclaré dans le Journal du Dimanche : les organisations syndicales devraient annoncer une nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle", sans doute "après le 18 février", date du sommet social auquel les a convié Nicolas Sarkozy. Les huit confédérations syndicales, qui ont signé une plate-forme de revendications communes, se retrouvent donc lundi pour décider des suites à donner aux manifestations du 29 janvier et aux propositions émises jeudi soir par le chef de l'Etat lors de son interview télévisé.

Lundi matin, le secrétaire général de la CFDT François Chérèque s'est fait plus précis en annonçant qu'une nouvelle journée d'action des huit syndicats qui s'étaient mobilisés le 29 janvier, pourrait être organisée "à la mi-mars", "sous des formes peut-être différentes". Mais pour l'heure, aucun date n'a encore été mentionnée.

Taxe professionnelle...
 
Aau chapitre des doléances, Bernard Thibault, comme François Chérèque, a beaucoup à dire : "Nicolas Sarkozy veut poursuivre ses réformes mais la crise les invalide, les choses ont changé", affirme le leader syndical, "par exemple, supprimer un poste de fonctionnaire pour deux départs en retraite est totalement inopportun". Le Chef de l'Etat, souligne-t-il, n'a pas apporté de réponse lors de son intervention sur "la question du pouvoir d'achat". "Le sujet porte sur les salaires, dit-il, pour l'instant, il n'y a pas de réponse, je n'ai rien contre discuter de la fiscalité, mais c'est un sujet global et qui prend du temps, or les mesures pour le pouvoir d'achat s'imposent tout de suite". Sur le partage des profits, évoqué par Nicolas Sarkozy, "cette promesse a été déjà formulée, sans effet", dit-il, "ce sujet n'est pas inintéressant, mais il concerne seulement les entreprises qui ont des actionnaires".

Le leader de la CFDT expose, quant à lui, les "trois objectifs" de la centrale qu'il compte exposer le 18 février à l'Elysée: "Que soient prises des mesures concrètes pour éviter qu'une partie de la population ne sombre dans la grande pauvreté (...), que la crise ne fasse pas disparaître des emplois dont on aurait eu besoin pour faire fonctionner l'économie si elle n'était pas survenue (...) que l'on ne tombe pas dans le protectionnisme".
 
Le 18 février, Bernard Thibault et Franàois Chérèque entendent donc "discuter de beaucoup de choses et pas uniquement des propositions" du chef de l'Etat, notamment. Et de rappeler un point que les syndicats n'ont pas digéré : la suppression de la taxe professionnelle : "Le Medef a demandé jeudi matin sa suppression, il a obtenu satisfaction le soir même, nous, nous attendons encore".

(D'après agence)

le 08 février 2009 à 16:37
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