Yves Jego sur place

le 01 février 2009 à 07h40 , mis à jour le 01 février 2009 à 17h50

Le secrétaire d'Etat chargé de l'outremer est arrivé dimanche sur l'île pour régler la crise qui dure depuis le 19 janvier.

Guadeloupe grèveLes habitants de l'île protestent contre la vie chère © DR

Le secrétaire d'Etat chargé de l'outremer, Yves Jego, est arrivé dimanche en Guadeloupe, toujours totalement paralysée,  et devrait y séjourner, selon son cabinet "pour une durée indéterminée".
 
"Il ne faut pas sous-estimer les craintes et les colères exprimées avec force par de nombreux compatriotes de Guadeloupe: les Guadeloupéens souffrent de ces blocages et attendent, non seulement que l'Etat de droit soit respecté mais aussi que leurs revendications soient satisfaites", écrit dans un communiqué le secrétaire d'Etat. Pour Yves Jego, "les Guadeloupéens souffrent des blocages" consécutifs à la grève générale qui paralyse l'île depuis le 20 janvier "et attendent, non seulement que l'Etat de droit soit respecté mais aussi que leurs revendications soient satisfaites". Il affirme que "face à l'ampleur de la crise, et aux risques qu'elle fait courir à la Guadeloupe, il faut (...) des réponses sérieuses et coordonnées entre tous les acteurs".

Plan rejeté par le LKP
 
Il se réjouit en conséquence de la centaine de mesures, représentant une enveloppe de 54 millions d'euros (lire notre article), annoncées vendredi par les présidents des Conseils général et régional, Jacques Gillot et Victorin Lurel. Le Secrétaire d'Etat affirme qu'il a "appelé les organisations patronales à engager sans tarder une concertation sur l'augmentation des bas salaires" et estime que "toutes les conditions sont maintenant réunies pour passer à une nouvelle étape".
 
Toutefois, et malgré ce plan de sortie de crise, la Guadeloupe restait totalement paralysée samedi, la proposition de négociation des collectivités locales ayant été rejetée par le "Collectif contre l'exploitation outrancière" (LKP) à l'origine de la grève générale lancée le 20 janvier, qui accuse les pouvoirs publics de jouer le "pourrissement" (lire notre article). Le "Liyannaj kont pwofitasyon" (LKP), regroupe l'ensemble des syndicats, ainsi que des partis politiques et associations. Le LKP réclame, parmi 146 revendications, "la baisse des prix de tous les produits de première nécessité et des impôts et taxes", la baisse "immédiate" de 50 centimes du prix des carburants, une augmentation salariale de 200 euros et le gel des loyers.
 
Un conflit parallèle ajoute à la paralysie de l'île, les stations-services étant fermées depuis le 19 janvier, entraînant une pénurie de carburant. Les gérants, dont la moitié sont à l'enseigne Total, exigent l'arrêt de toute nouvelle implantation par les trois compagnies locales de distribution qui se sont créées récemment.

(D'après agence)

le 01 février 2009 à 07:40
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