10 millions d'euros versés par l'Etat si...

le 24 mars 2009 à 13h55 , mis à jour le 24 mars 2009 à 14h01

Menacé de cessation de paiement, l'équipementier automobile Heuliez pourrait recevoir une aide du Fonds stratégique d'investissement à trois conditions.

salariés heuliez automobileLes salariés de l'équipementier Heuliez, dans les Deux-Sèvres © TF1/LCI

L'Etat permettra-t-il à l'équipementier automobile Heuliez d'éviter la cessation de paiement et donc de sauver les 1000 emplois qui sont menacés dans les Deux-Sèvres ? Mardi, le porte-parole du gouvernement Luc Chatel a en tout cas indiqué lors d'une conférence de presse à Bercy que l'Etat, via le Fonds stratégique d'investissement, était prêt à investir 10 millions d'euros. Trois conditions toutefois devront être remplies : "Qu'il y ait un vrai projet industriel réaliste, qu'il y ait un tour de table financier, et les actionnaires du groupe doivent participer à ce tour de table", a expliqué Luc Chatel, avant une rencontre avec des représentants des salariés et des dirigeants prévue mardi après-midi à Bercy.

Aujourd'hui, "il faut trouver 45 millions d'euros, nous avons déjà trouvé 10 millions d'euros dans le FSI, le conseil régional est prêt à investir 5 millions d'euros et un fonds d'investissement est prêt à investir à hauteur de 7 millions d'euros. On a donc la moitié du besoin demandé", a-t-il précisé. Si toutefois les trois conditions demandées n'étaient pas réunies, le porte-parole du gouvernement a affirmé que l'Etat interviendra de toute façon à hauteur de 10 millions d'euros dans Heuliez, mais pas au travers du FSI. Le secrétaire d'Etat à l'Industrie a par exemple évoqué des "pistes d'accompagnement social" pour participer à ce financement. Néanmoins, Luc Chatel, qui se rendra mercredi à Cerizay pour présenter l'action du gouvernement aux salariés d'Heuliez, a indiqué que la première hypothèse d'un investissement via le FSI reste privilégiée. "L'Etat interviendra pour sauver un maximum d'emplois", a-t-il assuré.

Bolloré dément les "insinuations" de Royal

De son côté, le directeur général du FSI, Gilles Michel, également présent à la conférence de presse, a déclaré que "le FSI ne pouvait pas être le seul investisseur. Il n'a pas vocation à prendre le contrôle des entreprises industrielles", a-t-il souligné. "Nous avons besoin de consolider un tour de table. Celui ci devrait être bouclé assez vite, car on est face à une échéance de cessation de paiement" en avril, a-t-il rappelé.

Au lendemain de la visite de Ségolène Royal sur le site de Cerizay, au cours de laquelle la présidente de la région Poitou-Charentes s'était inquiétée d'éventuelles pressions du groupe Bolloré pour faire échouer l'octroi d'un financement à Heuliez de 10 millions d'euros par l'Etat, le groupe dirigé par Vincent Bolloré a quant à lui démenti ces "insinuations". Affirmant n'être "en aucune façon concurrent de la société Heuliez, mais seulement un fournisseur potentiel de batteries et de supercapacités", le groupe, qui s'est déjà positionné sur le créneau des véhicules électriques avec la Blue car, a estimé mardi que "les propos de Mme Royal n'ont aucun sens. Il n'y a jamais eu de pression".

(D'après agence)

le 24 mars 2009 à 13:55
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5 Commentaires

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  • Bob, le 24/03/2009 à 22h39

    A la lumière de l'actualité, il serait prudent d'ajouter une 4ème condition : que les fonds publics (NOTRE argent) ne servent pas à financer des parachutes dorés indécents, voire obscènes...

  • Jean, le 24/03/2009 à 17h34

    Mr Bolloré ne connait pas Mme Royal , on est habitué à l'entendre dire des conneries . Après la bravitude et Obama qui lui pique ses idées , elle nous a fait une petite bollorétitude .

  • LOUP, le 24/03/2009 à 15h41

    Donc l'action de la présidente de Poitou-Charente se limite à des insinuations malveillantes. Si c'est tout ce qu'elle est capable de faire pour redresser l'économie française, qu'elle ne se dérange pas non plus en 2012.

  • CLOCLO76, le 24/03/2009 à 14h44

    L'Etat, encore une fois, va injecter des millions d'euros pour ce groupe. Dans quelque temps, on apprendra qu'un haut dirigeant va démissionner, avec une prime de départ (toujours en millions d'euros) Pourquoi, l'Etat ne verse t'il pas ces sommes, sous conditions s'il ya départs des dirigeants. C'est bizarre, car lorsqu'il faut légiférer pour applquer des lois pour nous prendre de l'argent, ceci se fait très rapidement ; à l'inverse, c'est plus difficile, pourquoi ?

  • Chris, le 24/03/2009 à 14h34

    Madame Royal n'a pas manque de se faire remarquer, une fois de plus, alors que, dans ce cas, il s'agissait d'une union sacree pour sauver une entreprise. Ce n'est pas d'elle dont il est question, mais des employes de cette entreprise en difficulte. Elle fait toujours passer sa personne avant toute autre chose: quel dommage! C'est chronique.

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