Pas de nouvelle action, pour l'instant...

Par L.D. (Avec agence), le 20 mars 2009 à 07h50 , mis à jour le 20 mars 2009 à 13h45

L'intersyndicale qui se réunissait vendredi pour évoquer la poursuite du mouvement n'a pour l'heure pas annoncé de nouvelle date de mobilisation.

[Expiré] cgt Nice manifestation 19 mars 09 © REUTERS/Eric Gaillard

Au lendemain des manifestations, les dirigeants syndicaux se sont retrouvés au siège de l'organisation Sud-Solidaires pour évoquer la poursuite de la mobilisation. Tous ont souligné la nécessité de "durer" et de rester unis. Toutefois, au sortir de cette réunion, aucune date n'a été avancée pour une nouvelle journée de mobilisation sociale.  Une nouvelle rencontre est programmée le 30 mars.

Après une journée d'action sociale qui a rassemblé entre 1,2 et 3 millions de manifestants jeudi en France, les réactions n'ont pas tardé. Et au-delà des cortèges, c'est le début de réponse du gouvernement esquissé jeudi soir sur TF1 par François Fillon qui n'a pas manqué de provoquer les commentaires. Prié de dire quelle serait la réaction du gouvernement, François Fillon a répondu, droit dans ses bottes, "certainement pas un nouveau plan de relance". "On en a déjà pris beaucoup de mesures et ces mesures ellescommencent à se mettre en oeuvre, il faut aussi attendre, puisque vous avez parlé du plan de relance, qu'il produise des effets". Du côté de l'Elysée, Raymond Soubie, conseiller social de Nicolas Sarkozy, a tenté de relativiser la mobilisation : "On n'a pas franchi d'étape dans la mobilisation et dans le phénomène protestataire". "Ce n'est ni un échec, ni un demi-échec, c'est une mobilisation très significative de gens inquiets (...) mais il y a un plan de travail qui commence à produire ses effets".

"Sourde oreille"
   
Evidemment ces premières réactions ne sont pas du goût des syndicats. A la CGT, on préfère mettre en avant  le "grand succès de la nouvelle journée de mobilisation unitaire qui interpelle très directement le gouvernement et le patronat", appelant à des négociations au plus vite. Même son de cloche à FO pour qui le gouvernement et le patronat "doivent donc répondre rapidement aux revendications en matière de pouvoir d'achat, d'emploi et de service public". Sud-Solidaires, dans un communiqué, fait directement référence à l'intervention de Fillon : "Malgré cette mobilisation, le gouvernement fait la sourde oreille comme l'a fait le Premier ministre François Fillon au journal télévisé de 20 heures ce soir. Il faut le forcer à entendre la colère qui monte et les urgences sociales qui s'expriment".
   
Du côté de l'opposition, on salue bien entendu la réussite de la mobilisation mais on fustige aussi l'immobilisme de l'Etat. Martine Aubry, premier secrétaire du Parti socialiste dit ainsi attendre "que le président de la République comprenne enfin l'ampleur de la crise, les inquiétudes des Français, leurs difficultés en matière de pouvoir d'achat et d'emploi, et que la France ait enfin un vrai plan de relance à l'instar d'autres pays européens". Ségolène Royal a estimé de son côté vendredi que "la colère qui s'est exprimée" lors des manifestations de jeudi "ne peut que se démultiplier" et elle a appelé à "continuer la protestation et la pression"
contre un pouvoir "maintenant coupé du peuple".

Au Parti communiste, on est beaucoup plus virulent : "Le mutisme de la droite est une insulte à la souffrance des Français. Pour une fois, Nicolas Sarkozy n'est pas apparu à la télévision. Vu l'ampleur de la colère sociale, il a préféré envoyer le Premier ministre au feu pour tenter de justifier l'obstination insupportable et méprisante du pouvoir".

Par L.D. (Avec agence) le 20 mars 2009 à 07:50
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46 Commentaires

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  • Gianni, le 20/03/2009 à 15h25

    Le gouvernement a adopte une ligne de conduite et il la tient ! c'est l'avenir qyui montrera si il a raison ou pas ! Entre temps le gouvernement et ses chefs devrait faire tres attention a ne pas provoquer ou choquer l'opinion publique !

  • Maithé, le 20/03/2009 à 14h54

    Il est vrai que les syndicats pour pouvoir exister non d'autres raisons de vivre que de faire perdurer la colère,l'angoisse,face à la situation,faire grève pour mettre dans le rouge certaines entreprises,toute ne font pas des bénéfices de 14 millions d'euros,relayer en cela par certains médias,la gauche propose l'augmentation du smic pour relancer le pouvoir d'achat,pour cela il ne faudrait pas que les commerces augmentent leurs prix,on peut toujours rêver,ce n'est pas comme cela que ça marche.Mr Besancenot rêve de voir disparaitre les patrons,mais lui que ferait il à la tête de l'état pour remettre le pays à flot.peut être augmenter les impots,ah oui c'est vrai que cela va augmenter le pouvoir d'achat.Pour changer les mentalités et ramener certains Français à la raison,il faudra certainement beaucoup de temps.(il y a du mal de fait)

  • Chris, le 20/03/2009 à 14h30

    Que propose la gauche comme plan de relance? Besancenot est clair: on aime, ou on aime pas, mais il est precis. Le PS, quant a lui, critique encore et toujours, sans avoir de programme. Quant au PC, il est insignifiant. Alors?

  • Stephane, le 20/03/2009 à 14h12

    C'est le gouvernement actuel qui a été élu, pas le PS, ni le PC ni les syndicats. Donc laissés les bosser, si le résultat ne vous plait pas, montrer le dans les urnes à la prochaine élection. A chaque fois, on voit l'opposition critiqué ce que fait le gouvernement, mais faire des propositions concrètes et réalistes ça n'arrive pas souvent. Il ferait beaucoup mieux de faire des propositions et expliquer en quoi elles sont meilleur que les actions du gouvernement au lieu d'être constament et quasi uniquement dans la critique.

  • Roro, le 20/03/2009 à 13h24

    La desesperence est grande, la colère est forte. Mr Sarkozy a tort de rester "droit dans ses bottes" Ca va finir par exploser.....

  • Milord, le 20/03/2009 à 12h53

    Il faudrait dire à tous ces contestataires que la crise est mondiale et que Nicolas Sarkosy n'est pas le président de toute la planète !

  • PHILIPPE, le 20/03/2009 à 12h32

    La grande réforme pour l'entreprise de demain c'est de faire participer les salariés aux bénéfices mais aussi aux pertes .

  • Pluto56, le 20/03/2009 à 12h14

    En plus, ils nous rabachent les oreilles avec les aides aux foyers modestes, aux personnes sans emploi, aux personnes à la recherche d'un emploi, c'est sur, c'est très bien, mais à quel niveau situe t'on ceux qui consomment !!! qui achète une maison, qui achète une voiture, qui a droit aux cartes révolving, aux crédits de consommation !!! pas ceux qui sont dans la mouvance sociale et l'assistanat, non, pas les foyers très modestes . Ce sont ceux qui paient des impots, qui ont des revenus juste suffisant pour vivre et ceux là, consomment et paient de partout. Si on oublie cela, on aura effectivement une France divisée...

  • Pluto56, le 20/03/2009 à 12h09

    Dégoutée des réactions du gouvernement en général, je ne sais pas où on va, mais on est mal parti...

  • Celo, le 20/03/2009 à 12h04

    Les syndicats veulent quoi ? Ce n'est pas la faute du gouvernement si les boites fermes . J'aurais bien voulu voir la gauche au gouvernement en ce moment , avec le smics a 1500? , il y aurait certainement plus de boites qui serait déjà fermer depuis longtemps. Alors messieurs les syndicats il faut arreter de foutre la merde en france.

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