Le travail reprend, Sarkozy promet son soutien

Par D'après agences, le 17 mars 2009 à 09h55 , mis à jour le 17 mars 2009 à 22h16

Un retour à l'usine a été décidé mardi en assemblée générale sur le site de Clairoix ou travaillent 1.120 salariés. Les syndicalistes ont émis des conditions : pas de "pression sur la production, ni licenciement jusqu'à la fin de la procédure", a résumé un syndicaliste.

Salariés lors d'un conflit socialSalariés lors d'un conflit social © LCI

Nicolas Sarkozy a promis mardi dans le Doubs qu'il ferait respecter leurs engagements aux dirigeants de l'équipementier allemand Continental, qui a annoncé la semaine dernière la fermeture de son site de Claroix (Oise) où sont employés 1.120 personnes. "Je n'ai pas été très content de l'attitude des gens de Continental, parce qu'ils ont pris des engagements et que dans la vie on tient ses engagements. On assume, on vient expliquer aux gens, on ne fuit pas", a déclaré le président de la République.

Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a lui aussi considéré cette décision "comme une trahison" et fait savoir aux dirigeants de Continental qu'ils auraient "à justifier devant les tribunaux de la motivation de tels licenciements".

Environ 400 salariés de Continental à  Clairoix (Oise), en grève depuis l'annonce le 11 mars de la fermeture de leur usine par le fabricant de pneus allemand, avaient voté mardi en assemblée générale la reprise du travail sous conditions. "Il faut que la reprise se fasse, mais pas dans n'importe quelle condition. On va reprendre le travail, mais la lutte continue, elle sera même plus  facile, parce qu'on n'aura plus le souci de ne pas être payé.", a déclaré devant les salariés Xavier Mathieu, délégué CGT du site.

Comité d'entreprise écourté
  
Au début du mouvement, les salariés avaient obtenu de la direction la garantie d'être payés, même s'ils ne travaillaient pas, jusqu'à mardi à 6h. Les délégués syndicaux souhaitent désormais rencontrer la direction pour négocier les conditions de leur retour : "pas de pression sur la production, pas de licenciement jusqu'à la fin de la procédure", a résumé le délégué syndical. "C'est clair qu'il faut reprendre. Vos familles ont besoin de cet argent, a ajouté Antonio Da Costa, secrétaire  CFTC, signataire fin 2007 d'un accord sur le retour aux 40 heures de  travail hebdomadaires dans l'usine.
 
Lundi, sous la pression de salariés en colère de Clairoix, un comité central d'entreprise (CCE) de Continental a été écourté à Reims, notamment après le jet d'oeufs et de projectiles dans la salle où il avait lieu. Continental a annoncé la semaine dernière son intention de fermer le site de  Clairoix (1 120 salariés) et le site allemand de Hanovre (780 employés). Il s'agit de la plus importante fermeture programmée en France depuis le début de  la crise à l'automne dernier.

Par D'après agences le 17 mars 2009 à 09:55
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