© TF1/LCILe "Collectif du 5 février", qui mène depuis près de cinq semaines un mouvement contre la vie chère en Martinique, et le patronat ont signé un accord global sur les bas salaires dans la nuit de mardi à mercredi. Toutefois, malgré cette signature, le mot d'ordre de grève a été maintenu par le collectif même si un assouplissement des barrages doit être effectué.
Après une séance d'âpres négociations, entrecoupée de nombreuses interruptions, les syndicats et les organisations patronales ont trouvé un terrain d'entente sur ce point clé qui conditionne toute sortie de crise. Le document a été paraphé en présence du préfet Ange Mancini, alors que quelques dizaines de militants du Collectif chantaient "Matinik lévé" (Martinique debout) devant les grilles de la préfecture de Fort-de-France. Il a fallu dix heures pour rapprocher les positions sur deux questions : la définition du smic qui servira de référence pour bénéficier de la prime de 200 euros nets (pour les bas salaires jusqu'à 1,4 smic) et les revalorisations pour les salaires au-dessus (entre 1,4 et 1,6 smic) et au-delà de 1,6 smic.
Applicable au 1er mars
Le salaire de référence choisi est un 1/12e de la rémunération annuelle (incluant les primes et le 13e mois pour ceux qui en reçoivent un). Sur cette base, 47.000 personnes vont bénéficier des 200 euros. Une augmentation de 4 % est actée pour les 8.400 salariés gagnant entre 1,4 et 1,6 smic, et une de 2% pour les 22.000 salariés au-delà de 1,6 smic. Cet accord est applicable à compter du 1er mars.
(D'après agence)
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