Le secrétaire général de la CFDT François Chérèque, invité du Grand Jury le 15 mars 2009 © TF1/LCILa journée de grèves de jeudi n'est sans doute pas la dernière. Invité du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro dimanche, le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a en effet estimé que les syndicats français avaient d'autres mouvements en perspective, mais peut-être "d'une façon différente". Le leader syndicaliste a ainsi évoqué la traditionnelle journée du 1er mai en France ainsi qu'un mouvement au niveau européen les 14 et 15 mai et une mobilisation le 28 mars à Londres.
Mais avant cela, tous les syndicats appellent à une journée nationale d'action interprofessionnelle ce jeudi. Et pour François Chérèque, la mobilisation ce jour-là sera "au moins aussi importante" que la précédente journée d'action, le 29 janvier dernier, qui avait rassemblé un à 2,5 millions de personnes, selon les sources. "Je pense que le mouvement sera important, et que le gouvernement sera obligé de donner d'autres réponses ou au moins de compléter celles qu'il a apportées", a ajouté le secrétaire général de la CFDT. Pour le moment, le gouvernement a affirmé qu'il ne débloquerait aucune enveloppe supplémentaire aux mesures annoncées au "sommet social" du 18 février. Mais, prévient François Chérèque, s'il reste sur la même ligne, "il faudra trouver des solutions". "Quand les salariés ont le sentiment qu'on ne répond pas à leur problème et qu'on ne prend pas en charge leurs difficultés, inévitablement, vous avez des débordements", a-t-il ajouté.
"La crise, maintenant, a un visage"
Il évoque ainsi les modes d'action de salariés menacés de perdre leur emploi, comme à Sony France dans les Landes où le PDG a été séquestré et chez Continental, dans l'Oise, où le directeur a été visé par des oeufs. Selon lui, "la crise, maintenant, a un visage" alors que "jusqu'à présent, c'était des statistiques". "Maintenant, on sait quelles sont les premières victimes de la crise (...). Ce sont des débordements qui résultent généralement d'un manque de dialogue", a affirmé le numéro un de la CFDT, visant aussi l'entreprise pharmaceutique GSK dans l'Eure. "On a le sentiment que certaines entreprises font marcher la planche à licenciements comme certains font marcher la planche à billets."
Quant à Total, qui vient d'annoncer 550 suppressions d'emploi en France cette année après avoir annoncé des bénéfices records pour 2008, le leader cédétiste y voit "un exemple typique du fonctionnement de beaucoup d'entreprises" qui "annoncent des décisions et après, on s'étonne des réactions des salariés", au lieu d'"anticiper".
(D'après agence)
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