© SXC.HULe PDG d'IBM, Samuel Palmisano, avait indiqué début mars que le groupe, qui a dégagé en 2008 un bénéfice net en hausse de 18,4% à 12,3 milliards de dollars malgré des conditions de marché difficiles, allait se montrer "offensif" pour sortir de la crise. Cette offensive semble devoir concerner à très court terme, une nouvelle fois, les coûts de main d'oeuvre : s'il faut en croire le Wall Street Journal, qui cite des sources proches du dossier, le groupe s'apprêterait à transférer une partie de ses emplois des Etats-Unis vers un pays à bas coût, en l'occurrence l'Inde.
IBM devrait donc officialiser dans la journée la suppression, dans le domaine des services, d'environ 5000 emplois sur le sol américain, soit 4% de ses effectifs aux Etats-Unis. Les effectifs d'IBM dans ce pays avait déjà baissé en 2008, passant de 121.000 à 115.000, mais ils ont progressé dans le monde, de 386.558 à 398.500 personnes, souligne le journal. A elle seule, l'activité de services, la plus importante du groupe en termes de chiffre d'affaires, compte quelque 180.000 employés dans le monde. A contrario, en début d'année, IBM avait annoncé le licenciement d'environ 4600 employés dans ses activités de logiciels, de ventes, de semi-conducteurs et activités financières, selon des documents internes consultés par le journal.
Parallèlement, les rumeurs d'acquisitions se poursuivent. Le Wall Street Journal avait mentionné la semaine dernière l'éventuel rachat par IBM de son compatriote Sun Microsystems, tandis que la presse indienne évoquait l'intérêt de l'américain pour le rachat de la majeure partie du capital de Satyam, ex-fleuron indien des services informatiques.
D'après agence
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