Calme précaire en Martinique © TF1/LCILa situation est loin d'être réglée outre-mer. Car si le collectif LKP a appelé à une reprise du travail en Guadeloupe, la situation s'envenime à la Martinique. Vendredi soir, des incidents ont éclaté en marge d'une manifestation lancée par des chefs d'entreprises et des planteurs contre le blocage économique de la Martinique, paralysée par la grève depuis plus d'un mois. Des jeunes, que les autorités estiment être membres du collectif contre la vie chère et qui seraient dans une logique de confrontation avec les forces de l'ordre, s'en sont pris au cortège en jetant des cailloux et en crevant des pneus. Les forces de l'ordre sont alors intervenues à coups de gaz lacrymogène. "Il y a eu trois policiers légèrement blessés par des plombs, on leur a tiré dessus avec des fusils de chasse", a déclaré sur France Info le préfet de la Martinique, Ange Mancini, qui a lancé un appel au calme.
Martiniquais et Guyanais face aux choix de l'autonomie
Les Martiniquais se prononçaient dimanche par référendum pour ou contre une transformation de la Martinique en une collectivité d'Outre-mer. La Guyane était consultée sur la même question.
Publié le 10/01/2010
Samedi, le calme semblait revenu dans les rues de Fort-de-France. Un calme toutefois précaire. 4000 à 5000 personnes, selon les organisateurs, ont manifesté sans incidents en soutien au "collectif du 5 février" qui mène le mouvement de grève depuis plus d'un mois. Quelques heures plus tard, les négociations reprenaient au lendemain de la conclusion d'un accord sur la baisse des prix entre syndicats et grande distribution.
Jégo sur place mi-mars
Pendant ce temps-là, à la Réunion, plusieurs grandes surfaces ont dû fermer leurs portes sous la pression de petits groupes de manifestants. Conséquence : les négociations qui venaient de s'ouvrir ont été rompues par les représentants du monde économique, qui demandent au préalable la réouverture des magasins fermés. "Nous allons nous mobiliser toute la journée pour qu'il y ait de réelles négociations sur le prix de 500 produits de base", avait déclaré auparavant Jacques Bhugon, un responsable de la Confédération générale des Travailleurs réunionnais, dont les militants venaient d'imposer la fermeture d'un supermarché des Etablissements Leclerc à Saint-Denis. Vendredi soir, au terme d'une première journée de négociations, la position de la grande distribution avait été qualifiée de "totalement inadmissible" par Yvan Hoarau, porte-parole du collectif de 45 organisations qui réclame notamment une augmentation de 200 euros des bas salaires et une baisse de 20% des produits de base.
Samedi, l'entourage d'Yves Jégo a indiqué que le secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-mer se rendra aux Antilles françaises mi-mars, afin notamment de préparer les états-généraux dont le président Nicolas Sarkozy a annoncé la tenue dans chacun des départements d'Outre-mer pour tenter de résoudre les problèmes ayant débouché sur les actuelles crises sociales.
Des milliers de Guadeloupéens dans la rue |
Entre 6500 sympathisants du LKP, selon la police, et 15.000, selon les organisateurs, ont manifesté samedi à dans les rues de Pointe-à-Pitre pour réaffirmer leur soutien au mouvement, après la signature mercredi d'un accord de fin de conflit. "Le combat n'est pas terminé, il y a encore beaucoup d'entreprises qui n'ont pas signé l'accord Bino", qui augmente les bas salaires de 200 euros, a expliqué Odile Reine, 35 ans, agent administratif spécialisée dans l'insertion. |
D'après agence
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