Calme précaire en Martinique, dialogue rompu à la Réunion

le 07 mars 2009 à 14h08 , mis à jour le 07 mars 2009 à 22h39

Le calme est revenu samedi à la Martinique après de violents affrontements au cours desquels trois policiers ont été légèrement blessés par des plombs.

martiniqueCalme précaire en Martinique © TF1/LCI

La situation est loin d'être réglée outre-mer. Car si le collectif LKP a appelé à une reprise du travail en Guadeloupe, la situation s'envenime à la Martinique. Vendredi soir, des incidents ont éclaté en marge d'une manifestation lancée par des chefs d'entreprises et des planteurs contre le blocage économique de la Martinique, paralysée par la grève depuis plus d'un mois. Des jeunes, que les autorités estiment être membres du collectif contre la vie chère et qui seraient dans une logique de confrontation avec les forces de l'ordre, s'en sont pris au cortège en jetant des cailloux et en crevant des pneus. Les forces de l'ordre sont alors intervenues à coups de gaz lacrymogène. "Il y a eu trois policiers légèrement blessés par des plombs, on leur a tiré dessus avec des fusils de chasse", a déclaré sur France Info le préfet de la Martinique, Ange Mancini, qui a lancé un appel au calme.

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Samedi, le calme semblait revenu dans les rues de Fort-de-France. Un calme toutefois précaire. 4000 à 5000 personnes, selon les organisateurs, ont manifesté sans incidents en soutien au "collectif du 5 février" qui mène le mouvement de grève depuis plus d'un mois. Quelques heures plus tard, les négociations reprenaient au lendemain de la conclusion d'un accord sur la baisse des prix entre syndicats et grande distribution. 

Jégo sur place mi-mars

Pendant ce temps-là, à la Réunion, plusieurs grandes surfaces ont dû fermer leurs portes sous la pression de petits groupes de manifestants. Conséquence : les négociations qui venaient de s'ouvrir ont été rompues par les représentants du monde économique, qui demandent au préalable la réouverture des magasins fermés. "Nous allons nous mobiliser toute la journée pour qu'il y ait de réelles négociations sur le prix de 500 produits de base", avait déclaré auparavant Jacques Bhugon, un responsable de la Confédération générale des Travailleurs réunionnais, dont les militants venaient d'imposer la fermeture d'un supermarché des Etablissements Leclerc à Saint-Denis. Vendredi soir, au terme d'une première journée de négociations, la position de la grande distribution avait été qualifiée de "totalement inadmissible" par Yvan Hoarau, porte-parole du collectif de 45 organisations qui réclame notamment une augmentation de 200 euros des bas salaires et une baisse de 20% des produits de base.  

Samedi, l'entourage d'Yves Jégo a indiqué que le secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-mer se rendra aux Antilles françaises mi-mars, afin notamment de préparer les états-généraux dont le président Nicolas Sarkozy a annoncé la tenue dans chacun des départements d'Outre-mer pour tenter de résoudre les problèmes ayant débouché sur les actuelles crises sociales.  

Des milliers de Guadeloupéens dans la rue

Entre 6500 sympathisants du LKP, selon la police, et 15.000, selon les organisateurs, ont manifesté samedi à dans les rues de Pointe-à-Pitre pour réaffirmer leur soutien au mouvement, après la signature mercredi d'un accord de fin de conflit. "Le combat n'est pas terminé, il y a encore beaucoup d'entreprises qui n'ont pas signé l'accord Bino", qui augmente les bas salaires de 200 euros, a expliqué Odile Reine, 35 ans, agent administratif spécialisée dans l'insertion.

D'après agence

le 07 mars 2009 à 14:08
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6 Commentaires

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  • Toto, le 07/03/2009 à 16h45

    Ils ont raisons, et nous en métropole on attend quoi?????

  • 68tard, le 07/03/2009 à 16h38

    Au mois d'Avril 2008,un paquet de café de 250 g,coutait plus du double à St Denis qu'en Metropole dans la meme enseigne de Grande Surface.à vous de juger!;;

  • Cusch, le 07/03/2009 à 16h17

    Si le peuple manifeste c'est tout simplement parce qu'il y a de l'injustice. Messieurs les gros planteurs (békés) accordés promptement au peuple ce dont il a droit et cela engendra automatique le déblocage de tout. J'ai vu de mes yeux dans envoyé spécial jeudi soir sur antenne 2 un documentaire par rapport à la grève en Martinique et en Guadeloupe.Ce que je constate c'est que d'un côté il y avait des grévistes qui se battaient pour une amélioration de la condition de leur vie et de l'autre côté il y avait les békés qui étaient dans l'abondance, qui ne semblaient pas peiner. Tellement que vous ne peinez pas vous avez implanté une grande surface "carrefour" à l'île de la Réunion dans la ville de SAINT-ANDRé. Que celui qui veut vérifier qu'il vérifie. Travaillez à faire supprimer tous les OCTROIs, cela va très certainement contribuer à faire baisser les prix...Je suis aussi certain que tous les békés ont une assurance pour leurs grandes surfaces alimentaires et autre.

  • Calixto, le 07/03/2009 à 16h14

    Ce sont des casseurs qui profitent de la situation et voudraient semer le bouzy à la Réunion. Mais jusqu'où vont-ils aller? Après , quand les entreprises vont déposer le bilan on criera au secours et on dira " c'est la faute à Sarkozy" à défaut de békés et on cassera de nouveau pour réclamer du travail.!,

  • Michel, le 07/03/2009 à 15h45

    Tous se plaignent de la vie chère, c'est un fait, mais alors dans ce cas pourquoi accepter l'euro ? Il est évident que cette monnaie, n'est pas faîte pour un état de lUE comme le nôtre et -hélas-encore moins les dom tom ? Seuls 2 états de l'UE peuvent avoir l'Euro car économiquement et socialement plus forts et surtout plus stables que nous. Ne nous cachons pas la face.

  • MICKAEL, le 07/03/2009 à 15h11

    Attendu 1996 pour avoir l'égalité sociale. Les réunionnais ont marre aussi du délaissement. La discrimination raciale en métropole dans certaines entreprises. Les prix à la Réunion ont triplé ces dix dernières années. Comment vivent ils ? Devinez !!!!! Certaines familles survivent !!!!

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