© TF1/LCIEn Guadeloupe, Elie Domota, dirigeant emblématique du collectif LKP qui menait la grève générale, a signé dans la nuit de mercredi à jeudi un accord de fin de conflit appelant "à la reprise de l'activité normale". Mais jeudi, manifestations et blocages d'entreprises se sont poursuivis. En cause, certains entrepreneurs rechignant à appliquer l'accord. Elie Domoto a une fois de plus tapé du poing, lançant un avertissment sans équivoque : "soit ils appliqueront l'accord, soit ils quitteront la Guadeloupe".
Ce texte de 165 articles récapitule les avancées obtenues sur les 146 revendications initiales du LKP en faveur du pouvoir d'achat et l'accord "Jacques Bino" (du nom du syndicaliste abattu le 18 février) prévoyant une augmentation de 200 euros des bas salaires lui est annexé. Vendredi soir, le président Willy Angèle du Medef Guadeloupe a dit que l'organisation "respectait" et jugeait "normale" la procédure engagée par le ministère du Travail pour étendre l'accord salarial interprofessionnel qu'il n'a pas signé.
En Martinique, paralysée par une grève d'un mois, les négociations sur les prix et les salaires avançaient "trop lentement" de l'avis des syndicats et du patronat. Concernant les deux sujets capitaux de négociation -salaires et prix-, les commissions ad hoc se sont octroyé la journée pour "réfléchir". Des incidents ont émaillé une opération escargot sur la rocade de Fort-de-France, pour protester contre le blocage économique de l'île, paralysée depuis plus d'un mois par une grève contre la vie chère à l'appel d'un "Collectif du 5 février". Selon des participants, des jeunes s'en sont pris à des membres du convoi, caillassant des véhicules. Des gendarmes mobiles sont ensuite intervenus, tirant des salves de lacrymogènes. Une habitante parlait vendredi soir de "scènes d'émeutes" : écouter.
A la Réunion, à plusieurs milliers de kilomètres de distance, un collectif rassemblant une quarantaine d'organisations, de syndicats et de partis politiques de gauche, le Cospar, a lancé un mot d'ordre de grève pour mardi, à l'issue de deux manifestations à Saint-Denis et Saint-Pierre, qui ont rassemblé entre 12.000 (préfecture) et 35.000 personnes (organisateurs). Comme aux Antilles, la principale revendication porte sur une hausse de 200 euros nets des bas salaires.
(D'après agence)
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