Le LKP en appelle à la rue

le 02 mars 2009 à 08h32 , mis à jour le 02 mars 2009 à 08h39

Le collectif de grévistes durcit le ton et entend passer "d'entreprise en entreprise" pour faire signer l'accord obtenu jeudi de deux organisations patronales.

guadeloupe lkp manifestationManifestation au Moule, ville symbole pour les Guadeloupéens, le 14 février. © TF1/LCI

 

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Le week-end devait être riche en avancées, mais les clivages entre les grévistes, le patronat et l'Etat semblent de plus en plus importants en Guadeloupe. Le collectif LKP a durci le ton dimanche soir, appelant à "passer d'entreprise en entreprise" pour faire signer l'accord prévoyant une augmentation salariale de 200 euros, signé jeudi par deux organisations patronales, mais rejeté par le Medef local et le secteur clé du tourisme. Devant près de 3000 personnes, le leader du LKP a appelé à la poursuite du mouvement et expliqué qu'il allait demander "l'extension de l'accord" controversé. "Cela fait quarante jours que nous sommes en mouvement, le LKP ne s'arrête pas, nous avons du travail pour quarante ans encore", a-t-il ajouté, en faisant référence au 40 jours de Carême, très observé en Guadeloupe.
 
Le LKP, qui avait laissé pourtant entendre qu'il pourrait suspendre la grève dimanche, a annoncé qu'il se prononcerait lundi après-midi sur la poursuite de la grève après transmission d'un document demandé au préfet, actant les points d'accord. Ce report a été salué par une salve d'applaudissements des sympathisants  qui ont manifesté leur ferveur en chantant en coeur "le combat continue". Elie Domota les a appelés à se rassembler lundi à 8h du matin à Baie-Mahault, à 8km de Pointe-à-Pitre : "demain nous venons en tennis", a-t-il lancé, sans plus de précision sur la nature de la manifestation. "Environ 46.000 salariés toucheront au moins 100 euros de l'Etat mais il nous faut aller chercher les autres 100 euros", a ajouté le leader du LKP.
 
Boycotter les magasins, les empêcher d'ouvrir
 
"Le droit de manifester est libre. Si ça se passe dans le cadre de respect de la loi, il n'y aura aucune difficulté", a réagi le préfet de Guadeloupe Nicolas Desforges. Après presque six semaines de paralysie, le préfet avait lancé samedi un appel "solennel" à la reprise du travail dès lundi, affirmant que "l'essentiel" des revendications du LKP était "acquis", notamment la plus "emblématique" portant sur la hausse de 200 euros des bas salaires.
 
Malgré les blocages des négociations, de plus en plus de commerces lèvent leurs rideaux un peu partout dans l'île. Toutes les stations service sont désormais ouvertes. Mais Elie Domota prévient : "Nous devons être capables d'aller dans des supermarchés retirer un produit qui ne nous convient pas, de boycotter un magasin, ou de l'empêcher d'ouvrir s'il ne pratique pas un prix qui nous convient". Ces propos traduisent une radicalisation, le LKP estimant avoir "déjà été  trompé par Yves Jégo et par le préfet, qui ont voulu faire croire de tout est réglé". En Martinique, l'accord qui paraissait jeudi à portée de main continue d'achopper, avec une confusion sur l'objectif des négociations, qui a varié ces  derniers jours entre 200 et 250 euros d'augmentation des bas salaires.
 
D'après agence

le 02 mars 2009 à 08:32
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21 Commentaires

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  • Perplexe, le 26/06/2009 à 02h09

    Il faut espérer que les forces de l'ordre ne traiteront pas les manifestants comme à Téhéran. Emportés par leur élan, les médias vont-ils là aussi nous abreuver de commentaires orientés..?

  • Fafia, le 25/06/2009 à 14h54

    Les entreprises ferment, les gens perdent leur boulot... mais le seul qui le conserve??? Mr Domota bien sur il est fonctionnaire ... c'est nous qui le payons !! il est fortiche le gars !!

  • Michel, le 02/03/2009 à 16h09

    Question à LCI... On met des commentaires et on ne les voit jamais ???... Par contre les mêmes personnes reviennent souvent, voire très souvent !

  • Claude, le 02/03/2009 à 15h37

    C'est une bonne idée. Comme ça il n'y aura que ceux qui n'ont pas peur d'y laisser leur vie ou leur entreprise qui oseront ne pas signer. C'est d'une manière même pas voilée, la démonstration que là où la démocratie refuse le racket, la pression et la peur individuelle peut fonctionner.

  • Fabrice, le 02/03/2009 à 14h09

    Ce Elie Domota commence à nous fatiguer!!! Il envisage quoi derrière ces actions? Il souhaite devenir président de la Guadeloupe?...

  • Acaciab, le 02/03/2009 à 12h50

    Ces voyous ne sont que qq milliers et font régner la terreur sur l'île par la force et la brutalité qui les caractérisent, ils ne peut pas y avoir d'accord avec des gens qui ne rèvent que de changer le système. Les 200 euros et le racisme anti-blancs ne sont que l'appât pour entrainer le petit peuple derrière eux dans cette dérive communiste utopique, merci mr Chavez !. Honte à ceux qui détienne l'information et qui la cache, c'est entrainer sciemment des pauvres gens dans la misère.

  • Champaloux, le 02/03/2009 à 12h46

    Vous ne publiez que ce qui vous plait , mais un sondage du Figaro montre que 51% des francais souhaitent l'indépendance des DOM/TOM , comme je vous l'avais prédit il y a une quinzaine de jours ; vous vous voilez la face , il n'empèche que le but du LKP est bien celà et non pas des revendications salariales ! à quand un référendum pour se libérer d'un assistanant qui nous coute trop cher depuis des décennies ?!

  • Pravda, le 02/03/2009 à 12h36

    Je ne suis pas prophète mais il est évident que le LKP ne cherche pas un accord, il veut faire "plier" l'Etat de droit. Ca me rappelle au régime qui perdure en quelques lieux dans le monde.

  • Pravda, le 02/03/2009 à 12h33

    Si ce n'est pas du terrorisme qu'on me dise ce que c'est. Et aussi que fait l'Etat de ses devoirs régaliens ?

  • Michèle, le 02/03/2009 à 12h01

    Une fois de plus, on contourne le véritable problème des Antilles qui est celui de la corruption. L'Etat, c'est-à-dire le contribuable, a choisi d'augmenter les salaires, solution facile, solution lâche, solution de faible... Il faut se tourner vers les quelques familles qui se sucrent au détriment de la population. Comment expliquer par exemple que les bananes de la Martinique soient plus chers en Guadeloupe qu'en Métropole ? Vraiment, quel hypocrisie de la part de ceux qui ont du pouvoir : les politiques et les journalistes !L'Etat providence c'est fini. Alors, ouvrons les yeux, cessons de croire ou de penser, regardons et agissons.

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