© LCILes salariés de Storengy, filiale à 100% de GDF-Suez, qui gère les centres de stockage souterrain du gaz, sont en grève depuis le 19 mars. Onze des douze sites sont fermés. Le mouvement porte sur le pouvoir d'achat : les syndicats, dont la CGT, réclament une augmentation des salaires et surtout une reconnaissance professionnelle de leurs acquis.
L'affaire est d'autant plus délicate pour la direction de GDF-Suez, que selon un document dont Médiapart a eu connaissance, le PDG Gérard Mestrallet s'est vu attribuer 830.000 stock-options pour une valeur estimée à 7,7 millions d'euros. Le vice-président et directeur général délégué, Jean-François Cirelli, a de son côté reçu 300.000 stock-options pour une valeur de 2,7 millions d'euros. La direction de la communication de GDF-Suez, jointe par LCI.fr, a confirmé le nombre de stock-options mais pas le montant estimé.
Un porte-parole de GDF-Suez a également confirmé le mouvement de grève et explique que la direction de Storengy est en négociation avec les salariés. Pour le moment, il n'y a pas d'impact sur la consommation pour les particuliers et les industriels, mais si le mouvement se durcit, les industriels risquent d'être les premiers touchés.
Selon la CGT, le mouvement risque de s'amplifier avec les salariés de GRT Gaz, filiale du groupe, en charge du transport, qui sont appelés à rejoindre les grévistes. Mercredi soir, les personnels des terminaux méthaniers de Montoir-de-Bretagne et Marseille (Fos-Tonkin) pourraient à leur tour cesser le travail.
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