Image d'archives © TF1Pour les Pyrénées-Atlantiques, dont les élus s'étaient battus pour sauvegarder les emplois menacés à Pardies, c'est un coup dur : Acetex Chimie, filiale du groupe chimique américain Celanese, a confirmé lundi son intention de fermer son usine près de Pau. Avec cette fermeture, ce sont environ 350 emplois qui sont directement menacés. Acetex Chimie estime que le site de Pardies "avec sa base de coûts très élevée, n'est plus viable économiquement". Et le groupe justifie sa décision en invoquant "les profondes mutations intervenues dans la situation économique mondiale, la surcapacité de production au plan mondial et la structure de coûts élevée du site de Pardies, malgré les investissements réalisés au cours des dernières années".
La décision a été prise après une phase d'évaluation annoncée le 21 janvier dernier au cours de laquelle a été étudiée la viabilité économique de l'usine, notamment le coût des matières premières et de l'énergie, ainsi que la forte baisse de la demande des clients. Les élus locaux avaient proposé des solutions au groupe pour tenter de sauver le site industriel, rencontrant la direction du groupe à Paris le 5 février dernier. Dès la publication du communiqué d'Acetex Chimie, ils sont d'ailleurs remontés au créneau, sans distinction de tendances politiques, dénonçant "l'attitude inacceptable" du groupe chimique américain qui, selon eux, n'a "pas joué le jeu de la transparence".
"On espérait autre chose après tout ce qui a été fait"
Autant le président, socialiste, du Conseil régional d'Aquitaine Alain Rousset, que le président UMP du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques Jean Castaings ou que le député PS des Pyrénées-Atlantiques David Habib, également président de la communauté de communes de Lacq, ont regretté "l'annonce brutale de la fermeture de Acetex Chimie à Pardies". Les élus "exigent de l'entreprise qu'elle prenne dès aujourd'hui des mesures visant à trouver une issue des plus favorables au maintien des autres activités sur ce site", et ils "attendent maintenant de l'Etat que la piste d'un repreneur, esquissée lors des nombreux contacts avec les acteurs économiques, sociaux et administratifs, puissent être explorée".
Estimant à 519 le nombre d'emplois concernés indirectement au-delà du seul site industriel, les trois élus dénoncent "la méthode utilisée de décider ainsi dans l'urgence la fermeture de ce site sans concertation avec les autres acteurs de ce bassin d'emplois alors même que les activités de Yara et Air Liquide sont mises en péril par l'arrêt de cette production". Selon eux, "c'est tout l'équilibre du bassin de Lacq et l'économie régionale qui peuvent être remis en cause par la faute d'une seule entreprise".
"On espérait autre chose après tout ce qui a été fait localement pour trouver une solution alternative. Il faut voir encore les solutions de reprise mais les salariés sont abattus", a indiqué pour sa part Michèle Marroncles, responsable CFDT départementale. L'intersyndicale devait se réunir dans la journée.
D'après agences
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