Sarkozy : Les manifs ? Une "inquiétude"

Par , le 20 mars 2009 à 14h30 , mis à jour le 20 mars 2009 à 15h13

"Qui aurait pu considérer que l'inquiétude aurait pu régresser entre janvier et mars?", a demandé le chef de l'Etat à Bruxelles pour expliquer leur succès.

Nicolas Sarkozy à Bruxelles le 20 janvierNicolas Sarkozy à Bruxelles le 20 janvier © DR / LCI

Les manifestations monstres de jeudi traduisent-elles une défiance envers le chef de l'Etat ? Le principal intéressé à réagi vendredi à Bruxelles en affirmant qu'elles traduisaient avant tout "l'inquiétude des salariés" face "à la crise économique mondiale". Nicolas Sarkozy s'exprimait lors d'une conférence de presse, à l'issue d'un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement.
 
Le président de la République a fait remarquer que cette inquiétude n'avait "pas régressé depuis un mois et demi" et les manifestations du 29 janvier. "Mais qui aurait pu considérer que l'inquiétude aurait pu régresser entre les manifestations de janvier et celles de mars ? ", s'est-il demandé. Faisant valoir que le nombre de grévistes avait été moindre jeudi que le 29 janvier, Nicolas Sarkozy a également noté que "le pays n'a pas été paralysé". "Et ça n'a pas nui à la revendication", a-t-il ajouté.
 
Par ailleurs, l'intersyndicale, qui s'est réunie vendredi au lendemain du succès des manifestations, a déclaré ne pas avoir fixé de nouvelle date de mobilisation et programmé une nouvelle rencontre le 30 mars. Les huit syndicats (FO, CGT, CFDT, CFE-CGC, Solidaires, FSU, CFTC et Unsa) ont convenu de "rechercher les modalités les plus adaptées pour donner encore plus d'efficacité aux prochaines mobilisations". Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a commenté cette décision en estimant que le gouvernement avait "dix jours" pour apporter des réponses aux manifestations de la veille.

"Réindustrialiser les bassins"

Interrogé à Bruxelle sur le fond de la crise, Nicolas Sarkozy a affirmé qu'il fallait "mettre en oeuvre sans délai les mesures annoncées"  et qu'il fallait notamment faire "davantage" en matière de "réindustrialisation". Evoquant "l'angoissante question des restructurations industrielles", il a affirmé que "personne ne doit rester au bord chemin". Selon lui, il faudra être "beaucoup plus offensif dans des entreprises qui n'ont pas d'avenir", afin de "réindustrialiser les bassins" dans lesquels elles sont implantées.

Le chef de l'Etat a également assuré, à propos des mesures anti-crise, que le gouvernement les "évaluera, complètera, modifiera, ajoutera s'il le faut" d'autres mesures, ceci "avant l'été". Il souhaite également examiner la question des "transports en commun dans la région parisienne, fin avril, début mai".

Par Olivier Levard le 20 mars 2009 à 14:30
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5 Commentaires

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  • Betty, le 20/03/2009 à 16h22

    Bon qu'a t-il dit de si critiquable encore ? oui c'est une inquiétude surtout pour le secteur privé plus menacé que le public focemment. Les manifestations traduisent BIEN une inquiétude. Je ne vois pas pourquoi ce mot est maintenant souligné en laissant entendre par les médias aussitôt, que c'est une réponse "légère" - Pensez-vous Mesdames et Messieurs des médias, que nous soyons aussi bêtes pour ne pas analyser nous mêmes et comprendre sans vos matraquages à répitition. Serais-je publiée...?...

  • Olivier, le 20/03/2009 à 15h44

    Nouvel ultimatum des centrales syndicales... "10 jours pour repondre aux attentes!" Soit les syndicats sont idiots, soit ils prennent leurs troupes pour des c... Serieusement, comment peut-on oser poser de tels utlimatums alors que la situation est extremement difficile et que les revendications sont - euphemisme - plutot vagues... Cette manie du "yaka" des syndicats ne menent a rien, mais ils ne l'ont toujours pas compris. Esperons qu'un jour nous atteignons enfin le stade de la democratie apaisee, ou l'on negocie vraiment, dans l'interet du pays et de ses citoyens.

  • Michel, le 20/03/2009 à 15h30

    Faux. Maintenant avec ces manifestations il s'agit d'une défiance qui risque de se transformer en provocation. Cela dit je donne à 20/1 que Sarkosy cèdera en proposant une nouvelle orientation. Le pays n'en sortira pas grandi et encore moins les français, car un train en cache toujours un autre.

  • Maïckou, le 20/03/2009 à 15h29

    L'inquiétude est certes légitime. Mais elle ne justifie pas les excès ni les débordements. Laissons les gens qui ont la responsabilité du pouvoir, travailler.

  • Bonjour, le 20/03/2009 à 15h07

    "Inquiétude" le mot revient dans la bouche de tous les responsables UMP aujourd'hui. Cette fois la discipline du plan de com est bien respectée.

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