Nicolas Sarkozy à Bruxelles le 20 janvier © DR / LCILes manifestations monstres de jeudi traduisent-elles une défiance envers le chef de l'Etat ? Le principal intéressé à réagi vendredi à Bruxelles en affirmant qu'elles traduisaient avant tout "l'inquiétude des salariés" face "à la crise économique mondiale". Nicolas Sarkozy s'exprimait lors d'une conférence de presse, à l'issue d'un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement.
Le président de la République a fait remarquer que cette inquiétude n'avait "pas régressé depuis un mois et demi" et les manifestations du 29 janvier. "Mais qui aurait pu considérer que l'inquiétude aurait pu régresser entre les manifestations de janvier et celles de mars ? ", s'est-il demandé. Faisant valoir que le nombre de grévistes avait été moindre jeudi que le 29 janvier, Nicolas Sarkozy a également noté que "le pays n'a pas été paralysé". "Et ça n'a pas nui à la revendication", a-t-il ajouté.
Par ailleurs, l'intersyndicale, qui s'est réunie vendredi au lendemain du succès des manifestations, a déclaré ne pas avoir fixé de nouvelle date de mobilisation et programmé une nouvelle rencontre le 30 mars. Les huit syndicats (FO, CGT, CFDT, CFE-CGC, Solidaires, FSU, CFTC et Unsa) ont convenu de "rechercher les modalités les plus adaptées pour donner encore plus d'efficacité aux prochaines mobilisations". Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a commenté cette décision en estimant que le gouvernement avait "dix jours" pour apporter des réponses aux manifestations de la veille.
"Réindustrialiser les bassins"
Interrogé à Bruxelle sur le fond de la crise, Nicolas Sarkozy a affirmé qu'il fallait "mettre en oeuvre sans délai les mesures annoncées" et qu'il fallait notamment faire "davantage" en matière de "réindustrialisation". Evoquant "l'angoissante question des restructurations industrielles", il a affirmé que "personne ne doit rester au bord chemin". Selon lui, il faudra être "beaucoup plus offensif dans des entreprises qui n'ont pas d'avenir", afin de "réindustrialiser les bassins" dans lesquels elles sont implantées.
Le chef de l'Etat a également assuré, à propos des mesures anti-crise, que le gouvernement les "évaluera, complètera, modifiera, ajoutera s'il le faut" d'autres mesures, ceci "avant l'été". Il souhaite également examiner la question des "transports en commun dans la région parisienne, fin avril, début mai".
Retour MYTF1
Chargement en cours...




