Un accord à la Martinique, le statu quo à la Guadeloupe

Par L.D. (Avec agence), le 03 mars 2009 à 08h00 , mis à jour le 03 mars 2009 à 23h04

Le document prévoit que chaque salarié touchant jusqu'à 1,4 smic reçoive à compter du 1er mars 2009 un montant de 200 euros nets mensuels.

martinique accordRéunion entre les partenaires sociaux à la Martinique. © TF1/LCI

 

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Un accord cadre sur les salaires a été signé mardi matin en Martinique, prévoyant une augmentation de 200 euros nets mensuels pour les salaires jusqu'à 1,4 smic, ont annoncé à la presse le patronat et le "Collectif du 5 février". Par contre en Guadeloupe, aucun accord n'a été trouvé au sortir d'une dernière réunion lundi soir (lire plus bas).
 
"Les organisations syndicales du Collectif ont signé un accord cadre pour que soit mise en place une commission de travail sur les salaires", a annoncé à la presse son président Michel Monrose, lors de la lecture d'une déclaration commune aux 13 syndicats. Le Collectif, qui lundi avait lié un accord sur les salaires à un accord sur les prix, déclare "rester attentif à la commission sur les prix". En conséquence, le Collectif "reste mobilisé jusqu'à l'aboutissement des négociations" et "lance un appel à la population pour qu'elle reste mobilisée". Toutefois, le document n'a pas été paraphé par certaines organisations syndicales pour cause d'absence ou parce qu'elles souhaitent consulter leur base comme pour la CGTM et FO.
 
Le document, qui concerne "les salariés du privé disposant de salaires bruts jusqu'à 1,4 smic", prévoit que "chaque salarié, dans tous les secteurs, reçoive à compter du 1er mars 2009 un montant de 200 euros nets mensuels". Les employeurs y contribueront à hauteur d'un montant compris entre 30 et 100 euros (en fonction de leurs effectifs et de leurs capacités financières), l'Etat à hauteur de 100 euros. Le Conseil général et le Conseil régional se répartiront le solde. Le président du Medef de Martinique, Patrick Lecurieux-Durival, a souligné "la bonne volonté" des entrepreneurs, mais s'est demandé "pourquoi n'y arrive-t-on que maintenant" et surtout "pourquoi sommes-nous encore asphyxiés", en référence à la poursuite de la grève générale qui paralyse l'île depuis 27 jours. Il a précisé que cet accord déterminait "un cadre de négociations sur les salaires". La commission chargée de détailler l'accord cadre se réunira mardi à 14h (19h à Paris) pour entamer ses travaux.

Pas d'accord, faute de temps
  
En Guadeloupe, la situation ne s'est pas améliorée, où le conflit entre dans sa septième semaine, le LKP maintient la pression, malgré l'adoption samedi d'un accord contenant l'essentiel de ses revendications, notamment la plus emblématique, portant sur la hausse de 200 euros des bas salaires. Le chef du collectif, Elie Domota, avait écarté lundi les espoirs d'une  suspension immédiate de la grève en annonçant la pousuite de l'examen d'un document mentionnant les points d'accord, notamment la liste des cent produits susceptibles de bénéficier d'une baisse de prix. Le protocole d'accord conditionnant l'issue de la grève générale n'a pu être signé lundi soir par le préfet et le collectif LKP, faute de temps, a-t-on appris auprès des deux parties. "Il n'y aura pas de signature d'accord ce soir parce que le collectif est en train d'examiner le document qui doit être signé", a indiqué une porte-parole de la préfecture.

Mardi matin, François Fillon a appelé le Medef de Guadeloupe à signer l'accord salarial afin de mettre un terme à la grève dans une île "au bord du gouffre" et a mis en garde le collectif LKP contre toute atteinte à l'ordre public. Le Medef Guadeloupe, hostile jusqu'à présent à l'accord salarial conclu dans l'île, "serait prêt à le signer si on l'optimisait", a affirmé mardi son président Willy Angèle sur France-Info. "L'accord qui a été signé par les minoritaires, présente un certain danger pour notre développement économique", le Medef "serait prêt à le signer si on optimisait certaines clauses dangereuses", a affirmé M. Angèle. "En l'état, je n'ai pas mandat pour signer", a-t-il dit. "Nous comprenons qu'il faut traiter ce problème des bas salaires", a-t-il également affirmé.  
 
Une fois que le collectif, à l'origine de la grève générale, aura examiné ce document, "il le renverra au préfet qui à son tour l'examinera", a-t-on ajouté à la préfecture. Ce document, réclamé par le collectif, doit recenser les avancées obtenues au cours de la négociation, notamment la liste des 100 familles de produits susceptibles de bénéficier d'une baisse de prix. Un avant-projet de cette liste a été transmis au LKP qui l'étudiait lundi soir, a-t-on appris de source proche des négociations.

Par L.D. (Avec agence) le 03 mars 2009 à 08:00
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9 Commentaires

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  • Olivier le hir, le 03/03/2009 à 11h25

    On fait pareil pour la France métropolitaire alors ? Allez, j'y vais, je dois aller travailler. Je gagne le SMIC tout rond... Et je vais payer des impôts pour que des Antillais qui gagne 1,4 fois le SMIC gagnent 200 euros de plus encore... N'IMPORTE QUOI PAUVRE FRANCE

  • Gilles, le 03/03/2009 à 10h32

    Il est temps d'arrêter cette grève car les fonctionnaires n'ont droit qu'à 45 jours de grève payés.

  • Remi, le 03/03/2009 à 10h12

    Arretez d'utiliser le mot "negociations"; ce mot signifit un effort des deux partis hors dans ce cas le LKP n'a rien apporte d'autre que la violence et le resultas n'est autre que leur premiere revendication du debus. Enfin, on voit que comme en France les syndicats ont tout obtenus et que le contribuable va encore payer pour eux. Le vote et la democracie n'existent plus en France mais seule la rue gouverne.

  • Richard, le 03/03/2009 à 10h02

    Ce que j'aime bien avec ce genre d'accord c'est que soudainement une partie de la population n'a pas du tout l'impression de se faire avoir et particulièrement ceux qui dépassent légèrement le quota. Par ex, celui qui est à 1.45x le smic touche grosso modo 1436 euros, celui qui touche 1.35x le smic touche 1337 euros... avec la hausse que le second va avoir il passe à 1537 euros alors que le premier n'a rien car n'étant pas un bas salaire...

  • Yoyo, le 03/03/2009 à 09h54

    Le mieux est de leur donner leur independance.

  • Alain, le 03/03/2009 à 09h44

    Très bien ! Heureusement que les Martiniquais ne subissent pas la dictature des gauchistes du LPK !

  • DOM, le 03/03/2009 à 09h41

    Pourquoi les Guadeloupéens sont-ils sit obtu ?. Qu'ils prennent exemple sur leur voisin la Martinique. Eux ils savent se mettre autour d'une table et discuter intelligemment.

  • FRANCK, le 03/03/2009 à 08h50

    Et pouequoi pas un référendum sur l'indépendance des domtom ? A partir du moment où une majorité de français sont pour l'indépendance , il est tout à fait antidémocratique de continuer les pratiques acruelles. C'est tellement de dépenser l'argent du contribuable .

  • Marc, le 03/03/2009 à 08h46

    Bien joué les Martiniquais ! Bon c'est pas le tout ça : il faut demander 200 Euros en Métroplole aussi pour les bas salaires et les retraites .logique non ? la République est une et indivisible .

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