Divers médicaments © Médiathèque de la Commission européenneLes salariés de l'usine pharmaceutique 3M de Pithiviers, dans le Loiret, retiennent leur directeur depuis mardi après-midi pour protester contre un plan de suppression de 110 emplois sur 235. Les ouvriers demandent des mesures d'accompagnement plus favorables pour la mise en oeuvre de cette réduction d'effectifs.
Alors que le groupe américain 3M emploie 2650 salariés répartis sur une douzaine de sites, la direction a annoncé l'arrêt de la production de médicaments à l'usine de Pithiviers en expliquant vouloir se délester d'importantes surcapacités de production rendues inutiles par "une baisse constante de la demande des clients".
"Qu'ils payent !"
"S'ils veulent réorganiser leur entreprise, qu'ils payent !", a réagi, face à la presse, Jean-François Caparros, délégué Force ouvrière du site. Le délégué FO demande la renégociation des indemnités de départ, un congé de mobilité d'une durée de 24 mois, une prime de transfert et des garanties pour les salariés restants. Les salariés en grève illimitée depuis le 20 mars sont "décidés à aller jusqu'au bout pour obtenir satisfaction", a assuré le délégué syndical.
L'arme de la séquestration d'un dirigeant d'entreprise a déjà été utilisée le 12 mars dans l'usine Sony de Pontonx-sur-l'Adour, dans les Landes, qui va fermer. Un accord a été signé après la remise en liberté du PDG et de son directeur des ressources humaines.
D'après agence
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