Après Gandrange, Florange ?

le 08 avril 2009 à 14h24 , mis à jour le 08 avril 2009 à 22h58

ArcelorMittal a réuni mercredi un comité d'entreprise européen pour annoncer une réduction de production. Le site mosellan de Florange va être mis à l'arrêt complet.

usine aciérie arcelor mittal GandrangeImage d'archive. Usine Arcelor Mittal de Gandrange © TF1/LCI

La réunion de mercredi était largement redoutée par les syndicats. Avec raison : depuis le quatrième trimestre 2008, les sites d'ArcelorMittal ont très fortement ralenti leur production face à la forte baisse de la demande, des secteurs de l'automobile et de la construction notamment, et pour tenter d'écouler les stocks. D'ores et déjà, les sites sont touchés par des mesures de chômage partiel, en moyenne entre 10 à 15 jours par mois. Et la production a été réduite de 45% fin 2008, contre 35% initialement prévu à l'automne. Des hauts-fourneaux ont ainsi été arrêtés, comme l'un de ceux de Florange, en Moselle ; comme, aussi, à Fos, Dunkerque ou Liège, en Belgique.

 

La crise était donc au centre du comité d'entreprise européen du groupe, réuni mercredi à Luxembourg. Avec à la clé, s'il faut en croire les délégués syndicaux, des décisions lourdes : selon Jacques Laplanche, secrétaire CGT du comité d'entreprise européen, ArcelorMittal envisage une réduction de plus de 50% de sa production en Europe à partir de fin avril. "En raison de la crise, ajoute-t-il, ArcelorMittal veut réduire les coûts et va concentrer sa production sur certains sites. Les hauts fourneaux et les aciéries de Liège et Florange vont être arrêtés totalement". Alors que les syndicats se préparaient déjà à ne pas voir redémarrer le haut fourneau mis à l'arrêt sur le site mosellan, on se dirige donc en fait vers un arrêt complet du site, pour une durée indéterminée.

 

En attendant la reprise de la demande...

 

Concrètement, un millier des 2600 ouvriers de l'usine seront mis au chômage partiel "au moins jusqu'en septembre", soit pendant cinq mois, selon Marc Barthel, responsable CGT pour ArcelorMittal France. "Cette mise au chômage partiel, qui débutera à la mi-avril, pourrait se prolonger pendant six trimestres", a poursuivi Walter Broccoli, responsable FO, à l'issue d'un comité d'établissement extraordinaire. Outre la mise en veilleuse du deuxième haut fourneau, des arrêts programmés en avril, mai et juin toucheront les  lignes de laminage à chaud et à froid qui servent à façonner l'acier. Jacques Laplanche évoque "une catastrophe, d'autant que la direction n'indique pas quand la production reprendra".

 

Du côté de la direction du groupe sidérurgique, on indique simplement avoir décidé de maintenir les arrêts de production sur différents sites en Europe. Le groupe n'a donné aucun détail ni sur le niveau d'activité pour chacun des sites, ni sur la réduction totale de la production envisagée. Face à des conditions de marché "très difficiles", "il nous semble préférable de maintenir les mesures de suspension et d'optimisation temporaires de la production que nous avons mis en place sur certains sites, jusqu'à la reprise de la demande", a ainsi déclaré Bernard Fontana, vice-président exécutif, responsable des ressources humaines. "Toutes ces mesures de suspension de la production sont temporaires et seront réexaminées à intervalles réguliers", assure par ailleurs la direction d'ArcelorMittal, ajoutant que les installations restent entretenues pour pouvoir redémarrer "le plus rapidement possible".

 

Le numéro un mondial de l'acier avait déjà annoncé un plan de 9000 suppressions de postes dans le monde (3% de ses effectifs), dont 1400 en France dans les fonctions non productives, dans le cadre d'un plan d'économies de 5 milliards sur cinq ans. Ce plan a ensuite été étendu aux salariés de la production, mais la direction a dit vouloir éviter les licenciements secs. Les salariés des fonctions support ont jusqu'au 30 juin pour être candidats à des départs pour projet professionnel ou personnel notamment, et jusqu'à la fin 2009 pour les départs en retraite. Dans la production, le délai est étendu à mi-2010.

 

D'après agences

le 08 avril 2009 à 14:24
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21 Commentaires

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  • Jlb, le 28/04/2009 à 00h33

    Fermé toujour le mots dans la bouche des haut placé que vont devenir les ouvrier arcelor .est que vas devenir des ouvrier comme nous qui travaillons pour arcelor combien d'enteprisse exterieur va devoir licencier bravo mr mittal

  • Canielo, le 08/04/2009 à 22h12

    Le probleme c est que la france est laisser vendre arcelor a mittal, alors que tout le monde savait ce qu il en etait, lui il est bourre de fric que ,une usine par ci par la ça n e aucune importance, il s en fout de l etre humain. alors que la demande progresse lui il ferme des usines faut deja comprendre

  • Pierre59, le 08/04/2009 à 20h15

    On parie que les sites ferment les uns apres les autres? mittal les a rachetés pour mieux les fermer.....

  • Sab, le 08/04/2009 à 20h12

    Ou va t on ?Des promesses tjrs des promesses !! Résultats cela va fermer pour ne jamais réouvrir tout le monde le sait! C'est fini !

  • Erick, le 08/04/2009 à 20h02

    Après Gangrange, après Florange, pourquoi pas après Arcelor à Fos sur mer. On ne nous dit rien. c'est une honte !!! elle a bon dos la crise...

  • Kiki, le 08/04/2009 à 19h36

    C'est un moyen de fermer les sites sans rendre furieux les employés ,on leur faire croire a un arret de quelques mois de la production,et en septembre la nouvelle tombe comme un couperet,les prises d otage de pdg les societé s'en mefie maintenant

  • Alain, le 08/04/2009 à 19h25

    Le monde du travail a raison d'être excédé. Les pouvoirs européens devraient prendre des mesures autoritaires à l'encontre de tous ces grands financiers qui profitent de la crise pour licencier et délocaliser. Il faudrait au moins que nos partenaires européens ne puissent pas accueillir ces entreprises à l'interieur de leurs frontières.

  • Gippé227, le 08/04/2009 à 19h15

    Nos grands décideurs politiques qui ont "bradé" notre fleuron Européen de l'industrie métalurgique et siderurgique à Monsieur Mittal, auraient bien du, se douter des conséquences... et la "crise" a bon dos! La France, un peu plus chaque jours, se déshabille de son tissu industriel. Ce jeu de poker déshabilleur mondial est en train de nous mettre "à poil".

  • Gege, le 08/04/2009 à 19h14

    Ou va t'on????on alllume la tele ,on ecoute la radio pour entendre que toute les entreprise de france ferme...que doit on penser a ce jour ??ou va s"arretter cette crise?je pense que si ca ne se redresse pas tres vite on va a la castatrophe...

  • Den13, le 08/04/2009 à 18h33

    Et les sous traitants .........ils meurent aussi !!!!!!!!!!!malgre 9 milliards de benefices ils ferment encore des usines vive mittal

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